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État de siège : la traque des complices internes a commencé !
Contrairement à l’idée que certains seraient tentés de se faire, l’éruption volcanique qui endeuille depuis le week-end passé la capitale de la province du Nord-Kivu, avec un impact très négatif sur le fonctionnement de toutes les activités, l’état de siège décrété par le Président de la République en vue de traquer les forces négatives qui sèment l’insécurité dans l’Est du pays, n’est pas à jeter aux oubliettes.
Les gouverneurs militaires nommés dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, en l’occurrence les Lieutenants généraux John Luboya et Constant Ndima, ont effectivement démarré la mission leur assignée par le commandant suprême.
Hormis des victoires que les vaillants soldats engrangent quotidiennement sur les différents fronts pour reconquérir des pans des territoires entiers, sous le contrôle des groupes armés, l’administration militaire a en même temps commencé la traque des complices internes qui ravitaillent les seigneurs de guerre au même titre que les multinationales.
Et le premier bilan, se veut prometteur.
Un gros poisson est déjà pris dans les filets de l’administration militaire, à savoir le président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu. Parmi les griefs retenus à sa charge, on note le financement des groupes armés, la transmission des informations aux chefs desdits groupes, etc.
Ce n’est que le début…
La mise aux arrêts du président de l’assemblée provinciale, poursuivi pour financement des groupes armés et transmission des informations, constitue pour les analystes, le début de la traque des complices internes.
Ces compatriotes sans cœur s’étaient investis dans le business du sang, en finançant le maintien de l’insécurité dans leurs fiefs, tout en distrayant l’opinion nationale et internationale.
La prise de celui qui était censé incarner les aspirations de la population, mais qui s’est malheureusement détourné de sa mission pour trahir, prouve que la liste des traîtres de la République risque d’être longue. Car, comment expliquer qu’un élu du peuple puisse financer les massacres du même peuple auprès de qui on recourt pour obtenir le mandat ?
Par ailleurs, ceux qui n’avaient pas compris le pourquoi de l’agitation qu’avait provoquée la petite phrase du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia Pwanga, ont un début de réponse à leur agitation. Il avait suffi qu’il dénonce le double jeu de certains élus du peuple en leur disant, sans citer personne, d’arrêter la complicité avec ceux qui tuent et massacrent la population civile, pour que la plénière soit interrompue à cause des protestations particulièrement dans le camp des députés originaires des zones en proie à l’insécurité. Qui vivra, verra.
Dom/Le Phare
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
