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État de siège: CNJIC-RDC soutient la décision de F. Tshisekedi
La coordination nationale des jeunes Intercommunautaires de la RDC (CNJIC-RDC) a salué l’état de siège décrété par le chef de l’État dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri.
Dans un communiqué de presse du 06 mai dernier dont une copie est parvenue à congoprogond.net, Pasteur Benjamin Mushunganya, président national de cette ASBL, félicite le chef de l’État pour cette décision qu’il qualifie de courageuse pour mettre fin aux tueries dans ces deux provinces. « La fragilité et l’aggravation de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC tendent à compromettre les perspectives de développement entreprises par les autorités. Ce qui nécessite une réponse collective pour permettre à l’Etat de siège décrété d’apporter des solutions afin d’arrêter l’hémorragie liée à l’insécurité chronique dans cette partie du pays », peut-on lire dans ce communiqué.
La CNJIC-RDC asbl apporte son indéfectible soutien au chef de l’État.
« Tout en saluant les efforts du président de la République qui se bat pour donner du sourire au peuple, le CNJIC-RDC reste optimiste quant au rétablissement de la paix au Nord-Kivu et à l’Ituri », a-t-il ajouté.
Convaincu que l’état de siège décrété apportera des solutions aux problèmes de l’insécurité dans ces deux provinces, cette ASBL demande au peuple congolais, en général, et ceux de Nord-Kivu et Ituri, en particulier, à se mobiliser derrière les FARDC jusqu’au dernier retranchement de l’ennemi de la paix en RDC.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
