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État de siège, Chaîne de solidarité Goma, 3ème vague Covid-19, dégazage lac Kivu, Grand Inga, etc.: F. Tshisekedi met le point sur i
Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en séjour à Goma dans le Nord-Kivu, a salué la chaîne de solidarité qui s’est organisée pour venir en aide aux déplacés, après l’éruption du volcan Nyiragongo à Goma, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dimanche, en sa résidence de Goma, selon une source proche de la Présidence de la République. «Après avoir piloté à distance la gestion de la catastrophe naturelle du 22 mai dernier, je suis venu réconforter la population de Goma, l’écouter et lui dire que l’Etat ne l’oublie pas», a-t-il dit.
Tout en remerciant les différents donateurs dont le Président Uhuru Kenyatta du Kenya, les humanitaires et autres personnes de bonne volonté, le Président Félix Tshisekedi a dit évaluer les besoins d’assistance pour les retournés, les sans abris et ainsi leur apporter des solutions appropriées.
Des résultats persuasifs à mi-parcours de l’état de siège
En ce qui concerne l’état de siège, le Président de la République, Félix Tshisekedi, en sa qualité de commandant suprême des forces armées s’est félicité des résultats à mi- parcours. «La capacité de nuisance des forces négatives a été sensiblement réduite et nous sommes déterminés à les poursuivre jusqu’à leur dernier retranchement », a dit le Président de la République.
Le Chef de l’État se propose de donner des orientations supplémentaires à l’issue de l’évaluation qui sera faite avec les deux gouverneurs militaires du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Le Président de la République a aussi fait savoir qu’il fera le déplacement de l’Ituri pour l’évaluation des opérations militaires dans cette province mais aussi, pour rencontrer, à la frontière Ougando-congolaise de Kasindi, son homologue Yoweri Kaguta Museveni dans le cadre du projet de la route devant relier Kampala et Goma en passant par Kasindi et Rutshuru.
L’accord y relatif a déjà été signé par les gouvernements des deux pays; il ne reste plus que le lancement des travaux par le gouvernement ougandais. «Cette route contribuera aussi à la recherche et consolidation de la paix et à l’éradication des groupes armés», à soutenu le Président Félix Tshisekedi Tshilombo.
Interrogé au sujet de l’option évoquée par certains de délocalisation de la ville de Goma, le Président Félix Tshisekedi a affirmé qu’elle n’est pas immédiate.
Quant au dégazage du lac Kivu, c’est une priorité du gouvernement.
Présentation du projet Grand Inga
Le Chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo a, à cette même occasion, présenté le Dr Andrew Forrest, entrepreneur Australien et patron de la firme FMG engagée à matérialiser le projet Grand Inga.
Présentant son projet, M. Forrest a indiqué que Grand Inga apportera une nouvelle croissance exponentielle pour la RDC. «Mon engagement envers le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi, la RDC et sa population est de développer Inga en respectant les normes environnementales», a indiqué, Dr Andrew Forrest.
Ce projet va créer non seulement des emplois mais, il va aussi apporter une solution au réchauffement climatique avec l’hydrogène vert produit à partir de l’eau du fleuve Congo.
Félix Tshisekedi est accompagné à cette visite de 9 membres du gouvernement dont les ministres de la Santé, de la recherche scientifique et des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité.
ACP/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
