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ESU : un étudiant de A5 déplore le paiement des frais d’Atelires à L’ISAU : « On ne peut pas payer les frais d’ateliers qui n’existent pas et que nous devons prendre en charge » 

Ce jeudi 28 mars 2024, des gaz lacrymogènes, des jets de projectiles et des pierres ont été observés sur l’avenue de la Libération (ex 24 Novembre) entre les étudiants de l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU) et les forces de l’ordre de la RDC.

Tout commence par un communiqué signé le mardi 26 mars 2024 par le P.O Runo Npuru Malembe Bias, recteur de l’ISAU, et publié le lendemain à l’attention de la communauté estudiantine, mettant en avant les frais à payer et les modalités de paiement.

Surpris de constater dans ce communiqué non seulement une augmentation des frais académiques, mais également des frais annexes pour des choses dont ils doivent se charger eux-mêmes, ces étudiants ont décidé de revendiquer leurs droits.

En arrivant dans l’établissement supérieur, ces étudiants n’ont trouvé aucune autorité académique, ce qui justifie leur sortie dans la rue pour faire entendre leur voix.

« Nous sommes venus revendiquer nos droits pacifiquement et exprimer notre mécontentement face à l’augmentation des frais académiques et des frais connexes », explique un étudiant de A5, étonné, ajoutant : « Nous avons constaté des frais pour des ateliers alors que nous n’avons pas d’ateliers dans notre établissement« .

Cet étudiant a affirmé que parfois les étudiants doivent prendre en charge certaines dépenses, comme cotiser pour se procurer des fils électriques et installer des prises dans les salles de classe pour certaines pratiques.

Malheureusement, selon eux, les forces de l’ordre ne se sont pas intéressées à la cause de cette manifestation, mais les ont directement attaqués.

 » Les policiers sont arrivés sans chercher à comprendre notre revendication, ils nous ont attaqués violemment jusqu’à l’intérieur de l’institut, en utilisant des gaz lacrymogènes et même des tirs réels. Beaucoup de nos camarades sont blessés, certains se sont même évanouis « , ajoute cet étudiant en classe terminale.

Au nom de tous les étudiants de cet institut supérieur, cet étudiant espère que leur voix sera entendue et qu’ils obtiendront une réponse favorable de la part des autorités compétentes.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET