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ESU/Kwilu: les chefs de travaux et assistants décrètent une grève ( Mémo )
Après le mouvement de grève lancé le mercredi 5 janvier 2022 à Kinshasa par le syndicat national des chefs de travaux et assistants de la RDC (Synacac), ce jeudi 06 janvier, la coordination du mouvement syndical au niveau provincial a lui aussi emboîté le pas en décrétant une grève sèche.
Dans un mémo destiné à l’autorité provinciale, représentant du gouvernement de la République, lu par le président provinciale du Synacac, Jean Fungula, ce jeudi à Bandunduville devant l’hôtel Lenko, ces enseignants réclament l’amélioration de leurs conditions de vie, notamment le salaire, la prime et consorts.
» Nous, les chefs de travaux, assistants et CPP, à l’issue de la réunion du 05 janvier 2022 déclarons, l’enterrinement de la décision du Synacac RDC, celle du mouvement de grave à l’étendue de la République démocratique du et de la province du Kwilu, en particulier », peut-on lire dans ce mémo.
La coordination provinciale du Kwilu a, par la même occasion, renouvellé son soutien indéfectible à la coordination nationale du Synacac.
Il sied de noter que cette décision des chefs de travaux et assistants va perturber le calendrier académique dans les institutions du secteur au Kwilu. Par manque des professeurs permanents, ce sont ces assistants et chefs de travaux qui assurent les enseignements au quotidien et en permanence.
David Mayele/ Congoprofond.net
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
