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Esther Azaa Tankou : » Le combat pour les droits des femmes ne se fait pas dans la fête mais dans la réflexion… «
Le 8 Mars , journée internationale des femmes, est ce jour où l’on reconnaît et l’on souligne, à l’échelle mondiale, les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes et des filles, et où l’on sensibilise le public au travail qui reste à faire.
La participation pleine et effective des femmes et
leur accès aux fonctions de directions dans tous les domaines de la vie favorisent le progrès pour toutes et tous. C’est le cas d’Esther Azaa TANKOU, cheffe de Division de l’information à la Commission de l’Union Africaine.

Cette Camerounaise a élu domicile à Addis-Abeba, précisément au siège de l’Union
Africaine où elle y travaille au quotidien. Elle est
en charge de l’élaboration des stratégies de
communication et la coordination des médias pour
rendre effective les activités du siège de l’Union
Africaine en vue de promouvoir celle-ci sur la scène
internationale.
» Lorsque les femmes occupent des postes, nous voyons des résultats escomptés et positifs. Mais celles-ci restent sous-représentées dans la sphère publique et les postes de décisions. Il faut souligner
que les femmes sont à la tête d’un État ou d’un gouvernement dans 22 pays et elles n’occupent que 24% des postes parlementaires nationaux », a martelé Esther Tankou. Pour elle, la célébration du combat pour les droits des femmes ne doit pas se faire pas dans la fête mais dans la réflexion.

L’occasion de préciser également que parmi les
interventions les plus efficaces et exemplaires qui
ont été menées jusqu’à présent pour lutter contre la
pandémie de la Covid-19, certaines l’ont été par des
femmes. Et c’est pour cette raison que cette année, la journée des femmes sert de cri de ralliement à la génération Égalité qui réclame des actions
favorisant l’avènement d’un avenir à chances égales pour tous.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
