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Politique

Est de la RDC : l’Union européenne réaffirme son engagement humanitaire auprès de la Première Ministre Judith Suminwa

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, ce lundi, une délégation de la Direction générale de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), conduite par son directeur général adjoint, Hans Das.

L’entretien a porté sur la situation humanitaire critique dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région confrontée à une crise multiforme et prolongée.

100 millions d’euros déjà engagés par l’UE pour soutenir les victimes

En visite en RDC, Hans Das a réaffirmé la volonté de l’Union européenne de renforcer son aide humanitaire, notamment dans les domaines de la santé, de la nutrition et de l’hébergement.
« L’objectif de ma mission est de faire le point sur la situation humanitaire dans l’Est du pays et d’échanger avec les autorités, en particulier la Première Ministre, sur les moyens de rendre notre aide plus efficace. Les besoins sont immenses et la situation reste extrêmement préoccupante », a déclaré le responsable européen.

Il a annoncé qu’une enveloppe de 100 millions d’euros a déjà été débloquée pour soutenir les efforts humanitaires en RDC à travers des partenaires tels que les agences des Nations Unies, la Croix-Rouge et plusieurs ONG internationales.

La RDC salue une solidarité fidèle et concrète

Pour sa part, Judith Suminwa a salué l’engagement constant de l’Union européenne, tout en réaffirmant la détermination de son gouvernement à accompagner les efforts visant à soulager les souffrances des populations de l’Est.

« L’Union européenne n’abandonnera pas la population congolaise, a insisté Hans Das. Nous continuerons à soutenir les besoins humanitaires tant que ce sera nécessaire. »

Créée en 1992, la direction ECHO incarne la solidarité européenne envers les populations affectées par les crises humanitaires dans le monde entier. Son action en RDC demeure l’une des plus importantes en Afrique.

Tchèques Bukasa/CongoProfond.net

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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