Politique
Est de la RDC : l’Union européenne réaffirme son engagement humanitaire auprès de la Première Ministre Judith Suminwa
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, ce lundi, une délégation de la Direction générale de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), conduite par son directeur général adjoint, Hans Das.
L’entretien a porté sur la situation humanitaire critique dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région confrontée à une crise multiforme et prolongée.
100 millions d’euros déjà engagés par l’UE pour soutenir les victimes
En visite en RDC, Hans Das a réaffirmé la volonté de l’Union européenne de renforcer son aide humanitaire, notamment dans les domaines de la santé, de la nutrition et de l’hébergement.
« L’objectif de ma mission est de faire le point sur la situation humanitaire dans l’Est du pays et d’échanger avec les autorités, en particulier la Première Ministre, sur les moyens de rendre notre aide plus efficace. Les besoins sont immenses et la situation reste extrêmement préoccupante », a déclaré le responsable européen.
Il a annoncé qu’une enveloppe de 100 millions d’euros a déjà été débloquée pour soutenir les efforts humanitaires en RDC à travers des partenaires tels que les agences des Nations Unies, la Croix-Rouge et plusieurs ONG internationales.
La RDC salue une solidarité fidèle et concrète
Pour sa part, Judith Suminwa a salué l’engagement constant de l’Union européenne, tout en réaffirmant la détermination de son gouvernement à accompagner les efforts visant à soulager les souffrances des populations de l’Est.
« L’Union européenne n’abandonnera pas la population congolaise, a insisté Hans Das. Nous continuerons à soutenir les besoins humanitaires tant que ce sera nécessaire. »
Créée en 1992, la direction ECHO incarne la solidarité européenne envers les populations affectées par les crises humanitaires dans le monde entier. Son action en RDC demeure l’une des plus importantes en Afrique.
Tchèques Bukasa/CongoProfond.net
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
