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Société

Escroquerie au cœur de Gombe : “Christian Nyangwile “ un faux bailleur sous les verrous

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Dans un effort pour rétablir l’ordre et récupérer les propriétés de l’État , sous les ordres du ministre de l’urbanisme Alexis Gisaro , un certain Christian Nyangwile se révèle être l’auteur d’une escroquerie qui a dupé de nombreuses familles. Ce dernier logeait des locataires dans une parcelle appartenant à l’État, prétendant être son héritier. Les victimes, plus de 18 locataires et des établissements commerçants .

Les voisins dénoncent également des activités douteuses au sein de cette propriété, située sur l’avenue Dracenas numéro 12, non loin de l’ex ISC.

Les montants exigés par Christian Nyangwile pour le loyer varient entre 400 et 600 dollars, sans oublier les garanties exorbitantes demandées, atteignant jusqu’à 10 mois de loyer.

Son arrestation, survenue au niveau de l’IPkin, fait suite à plusieurs avertissements émis par la direction de l’urbanisme. Cette dernière a finalement récupéré la parcelle de l’État, mettant ainsi un terme à l’escroquerie.

Cependant, la situation laisse de nombreuses familles sans domicile, plongées dans l’incertitude quant à leur avenir. Les victimes, désemparées, se voient désormais contraintes de revendiquer leurs fonds et regrettent d’avoir fait confiance à un individu dont les intentions étaient manifestement malveillantes.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

Actualité

Kinshasa sous le choc : Le commerçant Freddy Ekofo abattu lors d’un braquage à Yolo-Sud

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La nuit de samedi a plongé le quartier Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu, dans une atmosphère glaciale. Freddy Ekofo, commerçant bien connu du Grand Marché de Kinshasa, a été tué lors d’un braquage à main armée, déclenchant une onde de choc dans toute cette partie populaire de la capitale.

Un crime brutal en plein quartier

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Freddy Ekofo aurait été pris en filature par des individus circulant à moto alors qu’il transportait des biens de valeur, notamment des bijoux en or.
L’attaque s’est produite en quelques instants. Les assaillants, armés, auraient intercepté leur cible avant d’ouvrir le feu pour s’emparer de ses effets personnels.

« Ils sont arrivés à moto… on a entendu des cris, puis des coups de feu. Quand les gens se sont approchés, le monsieur était déjà au sol », confie un habitant encore bouleversé.

La scène, aussi soudaine que violente, s’est déroulée sous les yeux de plusieurs riverains, transformant une soirée ordinaire en tragédie collective.

Un quartier figé par la peur

Dimanche 15 mars, un jour après le forfait, l’atmosphère était lourde et silencieuse dans les avenues de Yolo-Sud. De Camp-Pinzi à Ezo-Kimpwenza, en passant par Hôtel Pegal, Université-Ezo, Wagenia, Baboro, Bambili, Mole jusqu’aux abords de Kapela, près de la paroisse catholique Saint-Gabriel, les habitants évoquent un climat de peur mêlé d’indignation.

Dans les ruelles menant vers le tunnel reliant l’école Mwinda, l’hôtel Pegal et l’hôpital Mabanga, les conversations tournent toutes autour du même drame.

Freddy Ekofo n’était pas un inconnu dans ce quartier populaire. Commerçant actif, homme sociable et apprécié, il était considéré par beaucoup comme « un fils du quartier ».

Une femme qui affirme l’avoir connu depuis l’enfance peine à contenir son émotion : « Nous sommes sous le choc. Ya Freddy a été tué dans son propre quartier. Nous demandons qu’une enquête sérieuse soit menée pour que justice soit faite. »

Un ami d’enfance, lui aussi bouleversé, raconte avec une voix brisée : « Le matin même, nous étions ensemble. Il m’avait dit qu’on se reverrait le soir… mais le soir, on a appris qu’il avait été tué. »

Entre tristesse et colère

Dans les rues de Yolo, les habitants oscillent entre tristesse, colère et incompréhension. Des groupes se forment aux coins des avenues, chacun tentant de reconstituer les dernières minutes de la victime.

Certains parlent d’un « samedi noir », d’autres d’un signe inquiétant qui confirme la montée de la criminalité dans la capitale.

Le drame a rapidement enflammé les réseaux sociaux où commerçants et habitants dénoncent la recrudescence des braquages nocturnes.

Kinshasa face à l’ombre persistante de l’insécurité

Ce meurtre relance une fois de plus le débat sur l’insécurité urbaine à Kinshasa. Entre pickpockets, braqueurs motorisés et gangs urbains communément appelés Kuluna, de nombreux quartiers de la capitale vivent dans une inquiétude permanente.

Malgré certaines opérations sécuritaires lancées par les autorités, la population continue de dénoncer un sentiment d’abandon face à la criminalité.

La mort tragique de Freddy Ekofo, au-delà d’un simple fait divers, apparaît désormais comme un symbole : celui d’une ville où la peur s’invite jusque dans les rues familières, là où l’on pensait être chez soi.

Et dans les ruelles de Yolo-Sud, une question revient comme un refrain amer : qui sera le prochain ?

Barca Horly Fibilulu Mpia

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