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Escrime : Une Congolaise déclarée forfait au Championnat du monde Milan 2023 pour cause de tenue inappropriée
Les Léopards de la République Démocratique du Congo ont participé au Championnat du monde d’Escrime, qui a démarré le samedi 22 juillet 2023 à Milan, en Italie. Une délégation de 5 personnes, dont deux officiels et 3 athlètes, deux garçons et une fille, y ont pris par sur fonds moyens du président de la Fédération nationale d’Escrime.
Dans le souci de mieux vendre sa discipline et permettre aux athlètes de gagner des points pour la qualification aux jeux Olympiques de Paris 2024, le président de la Fédération nationale d’Escrime, Pitshou Bolenge, a tenu mordicus à la participation de ces athlètes.
L’escrimeuse congolaise Opeya Hope, dans l’arme de fleuret, a été éliminée en Pool, après avoir perdu face à une Turque, une Anglaise et une Polonaise. Et c’est le même cas pour Musambi Gabriel qui avait perdu face à un Chinois, un Egyptien et un Coréen. Cependant pour le cas de grâce Makuanya, elle a été déclarée forfait à cause de sa tenue qui a été rejetée par la Fédération internationale. A en croire des sources proches de la Fédération congolaise d’escrime, ses bonnes tenues seraient bloquées au stade des Martyrs par l’ancien gestionnaire.
Il sied de noter que la ferme volonté d’encadrer la jeunesse congolaise existe bel et bien, malheureusement la fédération congolaise d’Escrime ne bénéficie pas encore d’une subvention de l’État Congolais.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
