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Escalade de violence au Nord-Kivu : Les USA appellent les partenaires à plus de générosité pour soutenir les populations vulnérables
L’ambassade des États-Unis note avec vive inquiétude la recrudescence de la violence dans la province du Nord Kivu, dans l’est de la RDC.
L’intensification des affrontements entre une coalition de groupes armés et le M23 ont provoqué la perte de vies et de biens ainsi que le déplacement de dizaines de milliers de civils. Nous appelons le gouvernement de la RDC, la MONUSCO et la Force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est à redoubler d’efforts pour assurer la protection des civils dans le cadre de leurs compétences et mandats respectifs, de manière coordonnée.
Nous appelons toutes les autorités concernées à permettre aux populations affectées d’avoir accès sans entraves à l’aide humanitaire. Ayant conscience de la charge croissante que les communautés nouvellement déplacées placeront sur la réponse humanitaire gravement sous-financée, nous réitérons notre engagement en tant que principal donateur d’aide humanitaire en RDC et appelons tous les partenaires à faire preuve de générosité pour soutenir les populations vulnérables.
La crise dans l’est de la RDC exige une solution politique et non pas militaire. Nous enjoignons toutes les parties à adhérer pleinement aux accords conclus dans le cadre des processus de médiation régionaux récents, comprenant le cessez-le-feu observé depuis le 7 mars 2023 et nous préconisons un accès sécurisé et une enquête rapide par les mécanismes de vérification et de surveillance. Nous réitérons notre propre engagement à appuyer ce processus et nous utiliserons tous les outils diplomatiques disponibles pour isoler et condamner ceux qui sapent la paix et la sécurité dans l’est de la RDC.
Désiré Rex OWAMBA Congo profond.net
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Joseph Kabila : “Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC”
Dans un communiqué non signé daté du 30 avril 2026, mais confirmé par plusieurs cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, réagit avec étonnement et fermeté à la décision du gouvernement des États-Unis le visant personnellement. Il qualifie cette mesure de profondément injustifiée, politiquement orientée et dénuée de preuves irréfutables. Loin de l’affaiblir, affirme-t-il, cette décision renforce sa détermination à lutter contre ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire en République démocratique du Congo.

Un héritage revendiqué au sommet de l’État
Joseph Kabila met en avant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, période durant laquelle il affirme avoir œuvré pour la réunification nationale, la pacification progressive du territoire et la réconciliation entre Congolais. Il souligne également la reconstruction des institutions étatiques et la stabilisation de la région des Grands Lacs.
Parmi les acquis majeurs revendiqués figure la sortie de la RDC d’une guerre régionale dévastatrice, ainsi que l’organisation de la toute première alternance pacifique au sommet de l’État. Un héritage qu’il estime inaltérable, quelles que soient les pressions extérieures.
Des accusations jugées sans fondement
L’ancien chef de l’État conteste vigoureusement la base des sanctions américaines, qu’il accuse de s’appuyer exclusivement sur le discours du pouvoir en place à Kinshasa. Selon lui, aucune preuve tangible n’a été présentée devant les juridictions nationales, notamment la justice militaire, pour étayer les accusations portées contre sa personne.
Dans ce contexte, il dénonce une instrumentalisation de la diplomatie américaine à des fins de règlement de comptes politiques internes. Il met en garde contre le risque que ces sanctions soient perçues comme un soutien implicite à une gouvernance qu’il qualifie de prédatrice et répressive.
Un appel à une approche globale de la crise congolaise
Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la paix, tant en RDC que dans la région des Grands Lacs. Il plaide pour une solution politique inclusive, insistant sur le fait que la crise congolaise ne se limite pas aux enjeux sécuritaires dans l’Est, mais trouve aussi ses racines dans des défis de gouvernance politique et économique.
Il appelle ainsi les partenaires internationaux, notamment les États-Unis, à jouer un rôle constructif en faveur d’une résolution durable, plutôt que de contribuer à la polarisation politique.
Vers une riposte judiciaire et politique
Déterminé à défendre son honneur, Joseph Kabila annonce envisager des actions légales pour contester la décision américaine. Il entend exiger la transparence sur les éléments ayant motivé ces sanctions et rétablir, selon ses termes, la vérité sur son parcours et son action à la tête du pays.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui autorise tout citoyen à faire échec à un pouvoir jugé contraire à la Loi fondamentale, l’ancien président affirme sa volonté de poursuivre son combat politique.
Il se dit résolu à œuvrer pour le rétablissement de la démocratie, de l’État de droit et de la cohésion nationale. Pour lui, ces trois piliers constituent les fondements essentiels d’une paix durable. Malgré les pressions, Joseph Kabila assure que son engagement reste intact : « le combat continue ».
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
