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Éruption Nyiragongo: les banquiers apportent 500 mille USD aux déplacés de Goma
A la suite de l’appel lancé par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, pour le soutien des populations de Goma à la suite de l’éruption du volcan de Nyiragongo, la délégation de l’Association Congolaise des banques (ACB) a apporté son aide estimée à 500 mille dollars américains en faveur des déplacés de la ville de Goma. Reçus ce lundi 31 mai 2021, les banquiers, conduits par Henry Wazne, 1er vice-président de l’ACB, ont remis un chèque de 500 mille dollars au Premier Ministre qui l’a, aussitôt, au Ministre des Finances. Ce geste des banquiers représente leur contribution en faveur de la population victime de l’éruption du volcan Nyiragongo à Goma.
» Il s’est agi surtout pour l’Association Congolaise des Banques de répondre à l’appel du Président de la République et du Premier Ministre de voir comment on pouvait les accompagner. Donc, l’Association et le bureau de l’Association et l’ensemble des banques ont pris l’initiative de contribuer avec 500.000 dollars américains pour aider les populations sinistrées de Goma. Nous sommes venus annoncer cette nouvelle au Premier Ministre et mettre en place des modalités avec Son Excellence le Ministre de Finances sur le décaissement de ce fonds-là », a confié à la presse Mr Henry Wazne, premier vice-président de l’ACB au sortir de l’audience avec le Chef du Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation.
Rappelons que c’est depuis le 22 mai 2021 que l’éruption du volcan Nyiragongo a provoqué des déplacements des populations de la ville de Goma dans la provine du Nord-Kivu. 48 heures après cette catastrophe naturelle, le Chef du Gouvernement a délégué 7 ministres sur place à Goma pour constater les dégâts et évaluer les besoins des populations. Entre-temps, à Kinshasa, le Premier Ministre a activé le Cadre National de Concertation Humanitaire et toutes les personnes de bonne volonté pour collecter les différents soutiens en faveur des déplacés.
Cellule de Communication Primature
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
