Politique
Équateur : Les forces vives réclament le départ du gouverneur Bobo Boluku Bolumbu
Plusieurs structures et organisations, notamment la coordination provinciale de l’Union sacrée de la nation, la Dynamique des jeunes congolais pour le développement, la Génération consciente de l’Equateur, la notabilité et les mouvements citoyens, sont montées au créneau, ce jeudi 12 mai 2022, à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur.
Dans une déclaration conjointe lue par BOMPENGU Patrick, coordonnateur provincial de la Dynamique des jeunes congolais pour le Développement, ces structures ont fait savoir que c’est l’exécutif provincial qui est coeur du malaise général que traverse la province de l’Equateur depuis le mois d’avril jusqu’à ce jour.
Après échanges et débats entre les responsables des structures précitées, il en ressort, pour eux, que l’exécutif provincial a été l’épicentre de tout ce qui s’est passé les 11 et 12 avril 2022 provoquant des échauffourées entre étudiants et forces de la police et occasionnant mort d’hommes, dont un officier police et un étudiant. A les en croire, une décision incendiaire prise par le conseil des ministres ténu le 11 avril, mettant le directeur général de l’Institut de supérieur de Technique Médical (ISTM) à la disposition de sa tutelle, avait mis le feu dans la poudrière.
Pour eux, certains étudiants auraient été instrumentalisés par l’exécutif par rapport aux événements du 04. 05. 2022 qui n’avaient fait aucun bilan grave. Ils ont été perpétrés par les apprentis de l’Institut supérieur pédagogique ISP/Mbandaka qui s’insurgeaient contre le nouveau comité placé par l’arrêté du ministre MOHINDO NZANGI.
Selon eux, le gouverneur était en colère parce que n’ayant pas eu la primeur, comme premier citoyen de la province, de l’arrêté nommant les nouveaux dirigeants de l’ISDR et l’ISP.
Un autre événement malheureux relevé est celui du 7 mai sur la route de l’aéroport de Mbandaka et qui a causé la mort de deux personnes.
Il sied de signaler que tous les efforts fournis par CONGOPROFOND.NET pour atteindre le gouverneur et avoir sa version face à ces accusations, se sont avérés vains.
Somme toute, ces forces vives ont sollicité sans équivoque au chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI Tshilombo de bien vouloir relever l’actuel patron de la province, Bobo Boloko Bolumbu, de son fauteuil de gouverneur et de donner la chance à une autre personne pour un véritable décollage de l’Equateur.
Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu : La Synergie des Wazalendo du Grand Nord lance la traque des détenteurs illégaux d’armes à feu
Face à la montée de l’insécurité attribuée aux pseudo-Wazalendo dans le Grand Nord et à Butembo, la Synergie des Wazalendo Front Grand Nord annonce le début d’opérations ciblées contre les détenteurs illégaux d’armes à feu. L’annonce a été faite ce mardi à Butembo lors d’un point de presse animé par le porte-parole de la structure, John Maangaiko.
Une opération conjointe avec les forces loyalistes
Selon John Maangaiko, ces actions seront menées conjointement avec les forces loyalistes afin de restaurer la sécurité dans la région. Il a indiqué que les attaques récurrentes observées autour de la ville de Butembo sont imputées à des individus armés non contrôlés, se réclamant abusivement des Wazalendo. La Synergie affirme vouloir mettre fin à ces agissements pour permettre à la population de retrouver la quiétude.
Mettre hors d’état de nuire les porteurs d’armes incontrôlés
Le porte-parole a dénoncé l’existence de meneurs armés opérant en dehors de tout cadre légal et semant la terreur au sein des communautés.
« Les Wazalendo constituent une force d’appui à l’armée. Tout individu qui agit contre cette mission, contre l’État ou contre la population, sera traqué », a-t-il martelé, soulignant que des opérations ponctuelles sont déjà en cours aux alentours de Butembo.
Éclairage sur la mort de “Tango Fort”
John Maangaiko est également revenu sur la mort, la veille, d’un certain Tango Fort, survenue lors d’un échange de tirs entre deux factions Wazalendo près de Butembo. D’après lui, ce chef Maï-Maï a trouvé la mort au cours d’opérations menées par les Wazalendo. Il l’accuse d’avoir commis de graves violations du droit international humanitaire, estimant qu’il était nécessaire de mettre fin à ses activités.
Délocalisation des camps et réorganisation sécuritaire
Par ailleurs, la Synergie des Wazalendo Front Grand Nord a confirmé la poursuite du processus de délocalisation des camps installés autour de la ville de Butembo. Certains camps auraient déjà été déplacés loin du centre urbain. À ce sujet, John Maangaiko a annoncé l’installation prochaine d’une base des FARDC à Lwamiso, un site auparavant occupé par les Wazalendo.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
