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EPST : Patrouille financière, le torchon brule entre l’IGF et la DINACOPE

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Les Inspecteurs de l’Inspection Générale des Finances (IGF), munis d’un ordre de mission dûment signé par l’Inspecteur Chef de Service, Jules Alingete, se sont présentés le mercredi 31 janvier 2024, auprès du Comptable de la Direction Nationale de Contrôle et de Préparation de la paie, la Maitrise des effectifs des Enseignants et du Personnel Administratif des Etablissements scolaires (DINACOPE) et ce, dans le cadre de leur travail.

En effet, cette mission dont la durée est de 180 jours, soit 6 mois, à partir du 24 janvier 2024, a pour objet : de contrôler la gestion des fonds mis à la disposition de la DINACOPE dans le cadre de fonctionnement des écoles et de la prime de de la gratuité, de contrôler la perception et la gestion de différents frais de participation des finalistes de l’Examen d’Etat, et enfin enquêter et établir les responsabilités sur les irrégularités constatées.

Malheureusement, nous renseigne la cellule de communication du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), qu’un scandale se serait produit entre ces Inspecteurs, qui étaient au nombre de trois et qui sont arrivés à 17h30’, et le Comptable d’Etat affecté à la DINACOPE. A travers une vidéo devenue virale dans les réseaux sociaux, le Ministre de l’EPST, Tony Muaba Kazadi, est vu en train de recadrer ces trois Inspecteurs qui, de leur part, ont affiché un calme serein, en l’écoutant religieusement.

« Vous êtes des Inspecteurs des Finances, vous débarquez dans un Ministère qui est géré, la première des choses à faire, c’est de vous présenter chez le Ministre, lui présenter ne serait-ce que l’ordre de mission qui vous envoie dans ce Ministère », leur disait-il.

Et de poursuivre : « Comment vous pouvez vous comportez plus qu’un parquet ? L’Inspection des Finances n’est pas au-dessus de la loi. J’apprends que vous venez chez le comptable, vous lui avez ravi mille dollars et ses effets personnels. Pour aller où avec ? Vous êtes tombés aussi en infraction et ça c’est du banditisme que je ne peux pas accepter ».

Selon les informations relayées par la même cellule de communication, ces Inspecteurs ont confisqué le chéquier et une somme de 1300 dollars, ainsi qu’une autre de 300 euros, du Comptable.

Soulignons que jusqu’à présent, seule la version de la partie ministérielle qui est relayée en boucle, car de son côté, l’Inspection Générale des Finances ne s’est pas encore exprimée sur cette affaire aux allures d’un unième bras de fer entre Tony Muaba Kazadi et Jules Alingete, après celui du paiement des intervenants de l’ENAFEP. Nous espérons avoir dans les heures qui suivent, le son de cloche de l’IGF.

Cependant, la rédaction de CONGOPROFOND.NET qui suit avec attention les activités de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, estime qu’il y a de quoi à se poser des questions, d’abord sur la descente de l’IGF à la DINACOPE, ensuite sur le comportement du Ministre.

Parmi ces multiples questions, voici quelques-unes : Est-ce que cette descente de l’IGF était organisée sur base d’une réquisition quelconque ? Y avait-t-il une dénonciation de détournement des fonds par les tiers ? La procédure utilisée par ces trois Inspecteurs, était-elle régulière ou non ? Pourquoi le Ministre Tony Muaba était-il monté au créneau en prenant le devant dans cette affaire, alors qu’il n’était pas directement concerné ? De son côté, le Directeur National-Chef de Service de la DINACOPE, Papy Mangobe, ne pouvait-il pas personnellement réagir ? Avec quelle intention que la scène a été filmée et mise à la place publique ? Puisque la mission de l’IGF concerne aussi les frais de participation à l’Examen d’Etat, le Ministre ira-t-il encore à l’Inspection Générale de l’EPST pour recevoir les civilités dont il attend des missionnaires ?

Ces questions restent pendantes, en attendant l’évolution de la situation et l’avenir nous en dira plus. Qu’à cela ne tienne, il convient de souligner que depuis la nuit des temps, la DINACOPE (Ex. SECOPE) a toujours fait l’objet de plusieurs soupçons. Il est plus que normal qu’elle soit soumise à une enquête rigoureuse et ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, le problème des effectifs pléthoriques dans les antennes. Le nombre d’agents payés varie aujourd’hui entre 40 et 150 personnes, à tel point que personne ne sait dire avec franchise, le nombre d’agents autorisé par la structure d’un bureau d’antenne.

Deuxièmement, un grand nombre d’agents, dans les antennes, ne viennent pas régulièrement au travail et pourtant ils bénéficient des salaires de l’Etat chaque mois et sont rémunérés plus que les pauvres enseignants qui sont dans les salles des classes.

Troisièmement, la plupart d’antennes, notamment à Kinshasa, ont des problèmes des locaux, chaises, tables, etc., et fonctionnent d’une manière déshonorante, alors qu’elles perçoivent également des frais de fonctionnement.

Quatrièmement, en dehors des agents qui sont déjà payés, un grand nombre reste dans l’attente de la mécanisation et on se pose des questions sur la provenance de leurs commissions d’affectation en masse.

Aussi, estimons-nous, que la DINACOPE est à la base de la souffrance de vrais enseignants NP des écoles secondaires qui ont vu le premier mandat du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo se terminer, sans qu’ils ne soient budgétisés, alors que le Gouvernement de la République a fourni des efforts considérables pour leur prise en charge. Certains enseignants et observateurs avertis ne jurent que par la dissolution de ce Service technique de l’EPST, qu’ils qualifient d’inutilement budgétivore, et par le transfert des écoles à la Fonction Publique.

En guise de rappel, notons que l’Ordonnance N°87-323 du 15 septembre 1987 qui la crée, stipule que l’Inspection Générale des finances vérifie et contrôle toutes les opérations financières de l’Etat, des entités administratives décentralisées, des établissements publics et organismes para étatiques ainsi que des organismes ou entreprises de toute nature bénéficiant du concours financier de l’Etat, des entités administratives décentralisées et des établissements publics ou organismes para étatiques sous une forme de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie.

En outre, elle accomplit toute autre enquête ou mission de contrôle, de vérification, de contre-vérification et de surveillance des régies financières de l’Etat et de tous autres services, organismes, établissements publics de l’Etat, soit sur instruction du Président de la République, soit sur réquisition des autorités politiques et administratives, soit sur réquisitions des autorités judiciaires ou sur dénonciation des tiers.

Bref, soulignons que les violons ne s’étaient pas accordés entre l’Inspection Générale des Finances et le Ministère de l’EPST, lors de cette mission de contrôle. Espérons que dans les prochains jours, les divergences seront aplanies et que chaque partie s’ouvrira à l’autre, pour permettre à ce que chacun joue sa partition en vue de faire la lumière sur cette affaire.

JKK MBISIMBOTI/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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