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EPST/Paie des enseignants : Tony Muaba confirme la paie de 84000 Nouvelles Unites pour avril 2022
Le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Mwaba, vient de confirmer la régularisation de la situation des enseignants » Nouvelles Unités « , pour le mois d’avril 2022.
Il s’est exprimé le vendredi 08 avril 2022, depuis la ville de Goma où il est arrivé, dans le cadre de la campagne dénommée » Pas une école sans banc en RDC « .
Sa déclaration constitue une lueur d’espoir pour les enseignants congolais qui, depuis belle lurette, revendiquent bien des choses au sujet de la gratuité de l’enseignement primaire qui, selon eux, n’a jamais été effective.
Le numéro 1 de l’EPST en République Démocratique du Congo rassure que le problème des enseignants dits Nouvelles Unités (NU) est déjà réglé.
Selon Tonny Mwaba, il y aura une mécanisation à trois vagues.
D’abord pour ce mois d’avril, 84000 enseignants seront payés.
« C’est un problème qui est déjà réglé. Parce qu’on a essayé d’identifier les NU dans les écoles qui fonctionnent normalement. La deuxième vague, des NU qui seront identifiées dans les écoles qui fonctionnent sans arrêtés. Et la troisième vague des NU, ça sera dans les écoles qui fonctionnent avec des faux arrêtés. Puisque ce sont des écoles qui fonctionnent, nous allons régulariser », a-t-il déclaré.
« Pour ce qui concerne le payement des N.U, le mois d’avril, c’est un mois porte-bonheur pour l’enseignant congolais parce qu’on l’a déjà annoncé qu’au moins 84 000 N.U seront payées à la fin de ce mois d’avril », a-t-il ajouté.
Concernant les dénonciations des enseignants sur le non-respect de certaines dispositions des accords issus de récentes assises de Mbwela et qui menacent d’aller en grève, ce membre du Gouvernement Sama Lukonde estime que ces revendications ont déjà trouvé des réponses et appelle ces enseignants au sens patriotique.
C’est pourquoi, a-t-il déclaré : » puisque la solution est déjà trouvée, je crois que tout celui qui cherchait satisfaction sur ce point là, il a déjà trouvé la solution. On ne peut pas aller en grève alors que l’autorité est en train d’accompagner le sous-secteur à régler les problèmes au fur et à mesure ».
Signalons que c’est pour lancer, au Nord et Sud-Kivu, la campagne d’appui à la pérennisation de la gratuité de l’enseignement primaire, dénommée » Pas une école sans banc en RDC « , programme financé par le Fonds de Promotion de l’Education, que le Ministre Tonny Mwaba est arrivé à Goma, avec plusieurs députés nationaux dans sa délégation, dont Claude Nyamugabo et Patrick Munyomo.
Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET
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Joseph Kabila : “Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC”
Dans un communiqué non signé daté du 30 avril 2026, mais confirmé par plusieurs cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, réagit avec étonnement et fermeté à la décision du gouvernement des États-Unis le visant personnellement. Il qualifie cette mesure de profondément injustifiée, politiquement orientée et dénuée de preuves irréfutables. Loin de l’affaiblir, affirme-t-il, cette décision renforce sa détermination à lutter contre ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire en République démocratique du Congo.

Un héritage revendiqué au sommet de l’État
Joseph Kabila met en avant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, période durant laquelle il affirme avoir œuvré pour la réunification nationale, la pacification progressive du territoire et la réconciliation entre Congolais. Il souligne également la reconstruction des institutions étatiques et la stabilisation de la région des Grands Lacs.
Parmi les acquis majeurs revendiqués figure la sortie de la RDC d’une guerre régionale dévastatrice, ainsi que l’organisation de la toute première alternance pacifique au sommet de l’État. Un héritage qu’il estime inaltérable, quelles que soient les pressions extérieures.
Des accusations jugées sans fondement
L’ancien chef de l’État conteste vigoureusement la base des sanctions américaines, qu’il accuse de s’appuyer exclusivement sur le discours du pouvoir en place à Kinshasa. Selon lui, aucune preuve tangible n’a été présentée devant les juridictions nationales, notamment la justice militaire, pour étayer les accusations portées contre sa personne.
Dans ce contexte, il dénonce une instrumentalisation de la diplomatie américaine à des fins de règlement de comptes politiques internes. Il met en garde contre le risque que ces sanctions soient perçues comme un soutien implicite à une gouvernance qu’il qualifie de prédatrice et répressive.
Un appel à une approche globale de la crise congolaise
Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la paix, tant en RDC que dans la région des Grands Lacs. Il plaide pour une solution politique inclusive, insistant sur le fait que la crise congolaise ne se limite pas aux enjeux sécuritaires dans l’Est, mais trouve aussi ses racines dans des défis de gouvernance politique et économique.
Il appelle ainsi les partenaires internationaux, notamment les États-Unis, à jouer un rôle constructif en faveur d’une résolution durable, plutôt que de contribuer à la polarisation politique.
Vers une riposte judiciaire et politique
Déterminé à défendre son honneur, Joseph Kabila annonce envisager des actions légales pour contester la décision américaine. Il entend exiger la transparence sur les éléments ayant motivé ces sanctions et rétablir, selon ses termes, la vérité sur son parcours et son action à la tête du pays.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui autorise tout citoyen à faire échec à un pouvoir jugé contraire à la Loi fondamentale, l’ancien président affirme sa volonté de poursuivre son combat politique.
Il se dit résolu à œuvrer pour le rétablissement de la démocratie, de l’État de droit et de la cohésion nationale. Pour lui, ces trois piliers constituent les fondements essentiels d’une paix durable. Malgré les pressions, Joseph Kabila assure que son engagement reste intact : « le combat continue ».
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
