À la Une
EPST/Mécanisation des N.U : Imbroglio sur la liquidation de la paie complémentaire d’avril 2023
La régularisation de la situation salariale des enseignants et Inspecteurs, prévue en avril 2023, reste sans suite et donne lieu actuellement à un imbroglio sans précédant à travers le pays, notamment dans les milieux scolaires.
En effet, le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi, à travers un communiqué officiel daté du 05 avril 2023, l’avait annoncée, avec tant d’autres actions à réaliser, à l’instar de la transposition des grades, de l’augmentation de la prime de gratuité et celle de brousse, des frais de fonctionnement des écoles primaires ayant atteint 12 classes, la retraite des enseignants éligibles, etc.
Cependant, l’inquiétude et le désespoir gagnent de plus en plus du terrain, étant donné que jusqu’au moment où se clôture le deuxième trimestre de l’année, en ce qui concerne l’application du budget 2023, il n’y a aucune explication claire de la part des autorités. La paie du mois de juin est même déjà en cours.
Par conséquent, ce silence des autorités donne lieu aux rumeurs et spéculations dans les milieux scolaires et plusieurs questions restent pendantes.
Soucieuse d’apporter de l’éclairage sur cette question épineuse de la mécanisation des N.U, qui s’apparente aujourd’hui à un sujet tabou, la rédaction de CONGOPROFOND.NET, s’est lancée, depuis un certain temps, à des investigations et trouve déjà qu’il y a des informations qui se contredisent quant à ce.
Contacté la semaine dernière par notre rédaction pour avoir des éclaircissements sur la réalisation de ces actions annoncées par le Ministre de l’EPST, l’un de ses conseillers nous a déclaré ce qui suit : » La réalisation de toutes ces actions est en cours. La paie complémentaire a déjà commencé dans certaines provinces éducationnelles. Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique s’est engagé à son niveau pour d’autres dépenses. Le dossier suit son cours normal au niveau du Ministre du budget et celui des Finances. Le Premier Ministre a instruit ces deux derniers de hâter la paie de toutes les dépenses engagées par le Ministre de l’EPST « .
Cette déclaration du conseiller arrive un mois après celle de l’intersyndicale qui disait ceci : » Subsidiairement au mot d’ordre d’arrêt de travail décidé au cours de son Assemblée Générale du jeudi 18 mai 2023, l’Intersyndicale des Syndicats des Enseignants de l’EPST a tenu une Assemblée Générale Extraordinaire ce samedi 20 mai 2023, en vue de faire un monitoring de la situation. 48 heures après l’annonce de ce mot d’ordre, l’Intersyndicale de l’EPST est heureuse d’annoncer à tous ses membres des avancées significatives, à savoir :
1. Le Gouvernement de la République a effectivement engagé et liquidé la paie complémentaire du mois d’avril 2023, en procédure d’urgence ;
2. Les dossiers relatifs à la prime pour la fonction spéciale accordée aux Inspecteurs sont également liquidés par la même procédure.
Il convient donc de noter que ces déclarations se contredisent. L’une soutient que la paie complémentaire avait déjà été liquidée depuis le mois de mai, l’autre indique que le dossier suit encore son cours normal au niveau de la chaînes des dépenses et que la paie complémentaire serait déjà effective dans certaines provinces éducationnelles.
C’est donc un imbroglio qui mérite une correction de la part des Ministères concernés, à savoir : EPST, Budget et Finances, car jusqu’à présent, aucune nouvelle unité n’est encore prise en charge depuis l’annonce du Ministre Tony Muaba Kazadi.
Néanmoins, nous restons convaincus que ce dossier connait des difficultés au niveau du Budget et des Finances, car la Dinacope, s’est déjà prononcée sur la disponibilité des listings pour la paie complémentaire, mais qui ne sont jamais distribués.
Bref, soulignons que les actions annoncées par le Ministre Tony Muaba Kazadi ne sont pas encore réalisées et que le silence ministre entretient le flou et la confusion, donne libre accès aux rumeurs et spéculations.
La question fondamentale pour laquelle nous n’avons pas toujours de réponse précise est la suivante : Qui de ces trois ministres, Tony Muaba, Aimé Boji et Nicolas Kazadi, bloque la situation ? La réponse sera donnée à l’issue de nos enquêtes.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
