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EPST: Les N.P et N.U du secondaire sollicitent l’intervention de Félix Tshisekedi pour la régularisation de leur situation
Les enseignants des écoles secondaires publiques, travaillant sans salaire et sous le statut de nouvelles unités (N.U) et de non payés (N.P), sollicitent l’intervention du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la régularisation de leur situation et lui demandent de faire de cette question une priorité au cours de son deuxième mandat qui visiblement sera marqué par l’extension de la gratuité au niveau du secondaire général, soit dans les classes de 7ème et 8ème années.
Ils se sont exprimés au micro de la rédaction de CONGOPROFOND.NET, dans la matinée du vendredi 19 janvier 2O24, pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’injustice et de sabotage dont ils sont victimes.
En effet, pour ces chevaliers de la craie blanche, qui ont préféré dans un premier temps agir sous l’anonymat, le premier mandat de Félix Tshisekedi a été, pour eux, un moment de sacrifice sans récompense, en dépit de toutes les promesses qui leur avaient été faites.
« Nous sommes nombreux, chacun a son expérience et parmi nous, il y en a ceux qui ont accompli une décennie sans salaire. Lorsque le Président de la République a instauré la gratuité, nous avons eu cette nouvelle occasion d’être identifiés à nouveau en février 2020. Dans l’ensemble, nous étions 144.944 N.U éligibles à la paie », a déclaré une nouvelle unité.
Et d’ajouter : « Malgré la pandémie de Covid 19, le Gouvernement de la République a commencé à fournir des efforts pour la régularisation progressive de la situation salariale. En octobre 2020, 58 mille du primaire avaient été payés et cela était perceptible et remarquable. En avril 2022, on est revenu avec les écoles primaires, en payant aussi quelques cas rares au secondaire. Malheureusement, le grand nombre de N.P qui reste à payer, continue à attendre. Nous avons donc accompli 5 ans de souffrance ».
En ce qui concerne le nombre de N.U éligibles à la paie, notons que cela a été confirmé lors de la 30ème réunion du Conseil des Ministres, tenue à Kinshasa le vendredi 08 mai 2020.
Dans son compte-rendu, le Ministre d’Etat, Ministre de la Communication et Médias, Porte-Parole du Gouvernement, David-Jolino Diwampovesa-Makelele Ma-Mu Zingi, l’avait confirmé.
« Dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement, le Gouvernement de la République a décidé de payer tous les enseignants « NU » après leur identification et ce, conformément aux instructions du Président de la République. Une commission avait été mise en place, avec le concours de la Banque Mondiale, pour procéder à l’identification des Nouvelles Unités (NU). Au final, 144.944 enseignants « NU » sont éligibles à l’intégration dans le fichier paie, pour 10.906 établissements », avait-il indiqué.
Rappelons qu’à l’issue de cette opération, la Direction Nationale de Contrôle et de Suivi de la Paie des Enseignants (DINACOPE), avait octroyé aux enseignants des écoles secondaires, en janvier 2022, des numéros matricule qui avaient confirmé leur mécanisation. Un contrôle physique assisté par des syndicalistes avait été à nouveau organisé pour vérifier s’il s’agissait réellement des agents actifs, avant de les budgétiser.
Contre toute attente, ces derniers étaient désagréablement surpris en avril 2022, au moment de la paie et jusqu’à présent, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer et s’en remettent au Chef l’Etat.
Cependant, ils estiment qu’une contre vérification des agents payés au mois de juillet dernier, tel qu’annoncé par le Ministre, doit être faite car il s’observe une pléthore indescriptible des effectifs des agents payés aux Antennes de DINACOPE. Ils ont du mal à comprendre que leur situation ne soit pas décantée durant tout ce premier mandat du Chef de l’Etat, en dépit du fait que des efforts considérables ont été engagés par le Gouvernement de la République, jusqu’à payer au-delà du nombre officiel de 144.944.
« Nous demandons au Chef de l’Etat d’écouter notre cri d’alarme et de beaucoup réfléchir, dans son pouvoir discrétionnaire, pour la nomination du nouveau Ministre de l’EPST, qui doit être celui qui puisse comprendre qu’il y a plusieurs écoles secondaires consolidées au niveau de DINACOPE, qui attendent les salaires », a martelé un autre enseignant non payé.
Signalons que le répertoire de référence des établissements scolaires mécanisés, produit par la DINACOPE le 20 janvier 2023, témoigne qu’il existe bel et bien plusieurs écoles mécanisées non payées.
Par ailleurs, ces nouvelles unités et non payés se disent restés attentifs au message du Président Tshisekeki du samedi 20 janvier prochain, à l’occasion de sa prestation de serment. Ils affirment leur détermination d’aller jusqu’au bout pour obtenir gain de cause, tout en évoquant la possibilité de s’organiser en collectif pour mener des actions dans le respect des lois du pays.
Il convient de noter que cette question interminable de la mécanisation des enseignants nouvelles unités parait aujourd’hui floue. Elle mérite d’être scrupuleusement scrutée, car il est paradoxal de constater qu’à chaque fois que le Gouvernement disponibilise l’enveloppe, on priorise les nouveaux venus, au détriment des anciens qui souffrent dans les écoles.
Concluons en soulignant qu’il existe réellement, sur toute l’étendue de la République, des enseignants qui attendent les salaires en travaillant. Ils se contentent de petites sommes, à titre de prime, que les écoles leur donnent, à partir des frais scolaires. Ayant été déçus, ils implorent l’intervention du Chef de l’Etat pour être pris en charge par le Trésor public.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
