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EPST: la Commission urbaine lève la grève à Kinshasa, les cours reprennent ce lundi 8 novembre
Au terme de deux jours de travaux de la Commission urbaine extraordinaire tenus du 5 au 6 novembre 2021 à l’école Mokengeli à Kinshasa/Lemba entre le ministre provincial de l’Education ville de Kinshasa, Charles Mbutamuntu Lwanga, et tous les partenaires de l’éducation de la capitale, il a été décidé que les cours reprennent ce lundi 8 novembre 2021 dans toutes les écoles du secteur public qui étaient en grève depuis le 4 octobre, date de la rentrée scolaire. Ce, en attendant la suite des négociations de Mbwela Lodge à Kisantu, province du Kongo Central, entre le gouvernement et le banc syndical.
Délégués des enseignants des écoles catholiques, délégués des syndicalistes, Synecat, délégués des parents, abbé coordonnateur des écoles conventionnées catholiques, la société civile… tous ont opté pour la reprise des cours dans la ville de Kinshasa.
« Je m’estime heureux d’avoir obtenu de la part de tous les acteurs du secteur éducationnel un compromis. On a discuté avec les uns et les autres, et nous avons privilégié l’intérêt des enfants », a déclaré Charles Mbutamuntu à la fin des travaux. Et d’ajouter: » nous avons réaffirmé l’irréversibilité de la gratuité au niveau primaire : pas de minerval, pas de frais de bulletins ou de bibliothèque… Aucun frais à payer « .
Quant au secondaire, » le souci est d’alléger la charge des parents. Le gouverneur Gentiny Ngobila prend bientôt un arrêté fixant les frais tels que proposés par la Commission urbaine extraordinaire « .
D’ores et déjà, selon ledit arrêté qui sera rendu public, les frais de fonctionnement concernent deux catégories des écoles : celles qui n’ont pas de moyens, c’est-à-dire, les parents d’élèves n’ont pas assez de moyens (par exemple à Mikonga, Maluku…) ; et celles qui ont des moyens (Collège Boboto, Lycée Bosangani…). Les frais de fonctionnement de la première catégorie nageront entre 20 000 FC, 30 000, 50 000… selon les besoins. Pour la deuxième catégorie, le seuil à ne pas dépasser est celui de 300 $US, pour des cas exceptionnels. Certaines écoles feront payer 50$, 100, 150 $US, d’autres 200$US, d’autres encore 250 et 300 $US. Il s’agit, en effet, d’un » appui aux enseignants « .
» Nous demandons à tous les parents d’envoyer leurs enfants à l’école dès ce lundi 8 novembre « , a déclaré, à la clôture de la Commission, Kanyinda, un des délégués des parents. Quant à la représentante des enseignants catholiques, » que les collègues enseignants reprennent la craie ce lundi à 7h30. Il n’y a plus de raisons de rester à la maison « . Et les syndicalistes des enseignants » ont exprimé leur adhésion aux décisions prises dans cette Commission urbaine extraordinaire. Nous reprenons les cours ».
Dorcas Ntumba/Congoprond.net
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
