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Politique

EPST : Jacques Odia et Papy Mangobe doivent s’inspirer des cas de Michel Djamba et Dhelon Kampayi, condamnés à 20 ans de prison pour détournement des fonds

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L’Inspecteur Général de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Jacques Odia Musungayi, ainsi que le Directeur National-Chef de Service de la Direction Nationale de Contrôle et de Préparation de la paie, la Maitrise des effectifs des Enseignants et du Personnel Administratif des Etablissements scolaires (DINACOPE, ex. SECOPE), Papy Mangobe Moleka, doivent s’inspirer du sort qui a été réservé à leurs prédécesseurs, Michel Djamba et Dhelon Kampayi, condamnés par la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe depuis le mercredi 1er aout 2021, à 20 ans de prison ferme pour détournement des deniers publics.

En effet, ces deux hauts responsables de deux Services Techniques de l’EPST, sont depuis le début de ce mois de février finissant, sous le viseur de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances, car des indices sérieux de détournement des fonds pèsent sur eux. Ils ont intérêt à bien justifier toutes les dépenses engagées avec les fonds publics mis à leur disposition.

Dans une correspondance adressée au Premier Président de la Cour des Comptes, le 14 février 2024, et dont copie était parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, le Directeur de Cabinet du Président de la République, Guylain Nyembo Mbwizya, a écrit ce qui suit :
« Je vous demande de bien vouloir designer une équipe des Magistrats et Auditeurs de la Cour des Comptes pour travailler avec les Inspecteurs des Finances déjà à l’œuvre, afin de contrôler la gestion de la Direction Nationale de Contrôle de la Paie des Enseignants (DINACOPE, ex. SECOPE, ainsi que l’affectation faite par l’Inspection Générale de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, des frais de participation aux examens d’Etat éditions 2022 et 2023 payés par les élèves ».
Et d’ajouter : « A la fin de cette mission, un rapport conjoint assorti des recommandations devra être soumis à Son Excellence Monsieur le Président de la République ».

A ce sujet, soulignons que le Directeur national du SECOPE doit justifier les dépenses faites avec 700 mille dollars des frais de fonctionnement perçus chaque mois au cours de l’année 2023, tandis l’Inspecteur Général est prié de le faire pour l’utilisation faite des frais de participation à l’Examen d’Etat payés par les élèves finalistes.

Par ailleurs, il convient de souligner que le problème ne se poserait pas s’ils réussissent à convaincre l’IGF et la Cour des Comptes, en présentant des pièces à conviction. En tant que responsables et pères de familles, ils feraient mieux d’éviter de subir le même sort que leurs prédécesseurs, dès lors qu’ils se considèrent innocents.
C’est l’occasion pour notre rédaction de s’interroger s’il n’y avait pas une main noire qui les manipulait dans la manière de faire des dépenses. Le Gouvernement étant démissionnaire, ils n’ont qu’à crever l’abcès, en cas de manipulation extérieure.

Bref, la situation de l’ancien Inspecteur Général, Michel Djamba et de l’ancien Directeur National du SECOPE, Dhelon Kampayi, doit inspirer Jacques Odia et Papy Mangobe, dans leur manière de se défendre devant l’IGF et la Cour des Comptes.

Mbisi Mboti/CONGOPROFOND.NET.

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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