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EPST/Covid-19 : La vice-ministre Aminata Namasia tient au respect des mesures barrières dans les écoles
La vice-ministre l’Enseignement primaire, secondaire et technique (Epst), Aminata Namasia, a tenue, le lundi 21 juin 2021 à Kinshasa, la réunion hebdomadaire du ministère, devant toute la représentativité de l’Administration du secteur éducatif, au sujet de la pandémie de Covid-19. À la suite de cette réunion, il a été prévue une visite d’inspection, ce mercredi 23 juin, dans plusieurs établissements scolaires de la capitale rd-congolaise.
Dans sa communication,
elle a instruit à la Secrétaire générale à l’Epst faire respecter les décisions arrêtées par le Conseil des Ministres, afin de stopper la propagation de la pandémie de Covid-19 en milieu scolaire.
Pour se rassurer de la respectabilité de ces mesures, Aminata p
Namasia s’est donc résolue à effectuer personnellement cette descente dans des écoles et palper du doigt la mise en application des mesures barrières. Et elle devrait se faire accompagner par la Secrétaire générale.
Au cours de cette réunion hebdomadaire, d’autres points ont été soulevés, entre autres, la présentation du rapport de la Task Force de Covid-19 sur campagne de sensibilisation contre la pandémie en milieu scolaire ; la question de la sécurisation du site web du Ministère, victime récurrente du piratage, etc.
La Vice-Ministre a par ailleurs donné quelques recommandations concernant le site web, à savoir, sa vulgarisation, l’ajout des données manquantes, et veiller à la mise à jour régulière des informations fiables, à l’évolution du logiciel de la gestion des écoles et des présences des élèves qui sera mis en place dans les prochains jours.
*Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET*
À la Une
Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
