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EPST : Covid-19, ce virus qui fait mal aux Nouvelles Unités !

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Lundi 20 avril 2020. Date inoubliable mais aussi fatidique pour les agents publics de l’Etat, toutes catégories confondues, car elle enclenche leur paie sur toute l’étendue de la République. Ce mouvement de paie va, parfois, progressivement jusqu’au 30 du mois. Bon gré malgré , l’on garde son mal en patience, car tôt ou tard, cela arrive à coup sûr. C’est l’assurance qui anime l’esprit de tous les agents.

Au nombre de ces agents, spécialement pour ce deuxième trimestre, il faut compter aussi la catégorie des enseignants Nouvelles Unités (NU). Des enseignants prestant dans les écoles publiques ou conventionnées mais qui, jusque-là, n’ont jamais été pris en charge dans la paie de l’Etat.

Cette catégorie du personnel enseignant fonde tout son espoir sur la promesse du Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, celle de mécaniser tous les enseignants, établissements scolaires publics et conventionnés ainsi que les Bureaux Gestionnaires NU dans le cadre de la mise en œuvre effective de la gratuité de l’enseignement primaire en RDC. Celle-ci attend d’un pied ferme la réalisation de cette promesse, on ne peut plus, salvatrice. Cette volonté affichée depuis septembre dernier, marquant le début de l’année scolaire 2019-2020, et traduite en actes par son collaborateur direct dans cette réforme de grande envergure, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Willy Bakonga, semble souffrir de sa réalisation complète à temps. Ceci résultant, certes, des contingences et péripéties de la vie de l’Etat, astreinte à plus d’un défi à relever dans plusieurs domaines.

Début du mois d’avril, le ministre Willy Bakonga, invité à fixer l’opinion publique à ce sujet, tirait déjà la sonnette d’alarme à l’endroit du Gouvernement qui, en dernier ressort, doit lever l’option officielle sur la question. Non sans raison, car il s’agit là, d’une question délicate dont les solutions ne relèvent pas du seul Ministère de l’EPST. Tout étant conjonction d’efforts à fournir dans une collaboration étroite entre les Ministères du Budget et des Finances dans la mesure où la paie des enseignants est de leur ressort ; et le Ministère de l’EPST ne se limitant qu’à la préparation de celle-ci à travers la mise à jour des listings par son Service de Contrôle et de Paie des Enseignants (SECOPE).

Tout était déjà mis au point…

« Le toilettage des listings de nouvelles unités ne justifie pas ce probable report de la paie des enseignants nouvelles unités », prédisait déjà le Ministre de l’EPST, Willy Bakonga, car, l’harmonisation des listes entamée depuis près d’un mois, maintenant, tend déjà vers la fin.

« Ce travail est en passe d’être terminé. Il ne reste pas grand-chose pour que nous obtenions la liste stabilisée qui devra être présentée au Gouvernement pour la paie. Le problème c’est le contexte qui ne permet pas à l’Exécutif de matérialiser sa promesse », expliquait-il, optimiste, au début de ce mois. Une volonté affichée de la part de l’Autorité de tutelle de ce sous-secteur pour parvenir à lier l’acte à la parole.

Pour s’en convaincre, le lancement, par Willy Bakonga, du processus d’identification de tous les Enseignants, Etablissements et Bureaux Gestionnaires NU. Une opération qui s’est réalisée avec le concours de la Banque mondiale, les ministères du Budget, des Finances et de la Fonction publique ainsi que la Présidence et la Primature. Objectif ultime : permettre la paie de toutes les Nouvelles Unités à partir d’avril 2020.

C’est d’ailleurs le préalable que les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ont exigé au gouvernement, particulièrement la Banque mondiale qui a promis d’accorder un financement d’1 milliard de dollars sur trois ans, pour l’accompagnement de la gratuité de l’Enseignement primaire. Ici, tout est mis en marche pour parer à toute éventualité sans heurts ni désemparer. Loin s’en faut, le signal fort de cette énorme réforme que pilote des mains de maître le Ministre Willy Bakonga dans l’étroite vision du Chef de l’Etat, transparaît dans la mise en œuvre effective de la gratuité à travers la préparation de la paie et la mécanisation de tous les NP intégrés et payés dans l’enveloppe salariale depuis le mois de septembre.

Hélas ! Il est difficile sinon mal aisé de tenir encore, à ce stade, un discours optimiste. Simplement et logiquement, parce que la survenance de la pandémie de la maladie à coronavirus (COvid19) vient basculer et faire bouger les lignes des paramètres macro-économiques, en impactant négativement le trésor public et, partant, en rendant probablement difficile la paie de ces Nouvelles Unités, pourtant déjà prévue ce mois d’avril.

Ce machin de Covid19 aura tout vidé !

Face à cette triste réalité qui n’est issue de la volonté d’aucune institution du pays, et dans un élan de patriotisme en cette période d’état d’urgence sanitaire proclamé par le Chef de l’Etat, les uns et les autres sont appelés à se liguer comme un seul homme aux fins de bouter d’abord et davantage hors d’état de nuire, l’ennemi commun et invisible qu’est le Covid29. Nul n’ignore, à ce point, les nombreux efforts consentis à l’échelle planétaire, en général, et en République démocratique du Congo, en particulier, pour ralentir, sinon endiguer la propagation de ce virus qui n’a fait que décimer les vies dans le monde.

Certes, les enseignants NU méritent mieux car ayant déjà fait preuve d’une bravoure et d’un bénévolat digne d’éloges et d’encouragement dans leur attente de la matérialisation de la promesse du Président de la République. Cependant, ils devront attendre encore un peu au regard de ce tableau sombre dressé ci-haut. Ce, en privilégiant encore et toujours la voie du dialogue en vue de préserver la paix sociale et la syntonie qui caractérisent leur relation partenariale avec le Gouvernement depuis la nuit des temps.

Chacun devant jouer sa carte, l’intersyndical des syndicats de l’EPST est appelé à expliquer et, au besoin, persuader les uns et les autres sur les vraies causes de ce report en mettant en évidence la difficulté du Gouvernement à réaliser cette paie des NU dans le contexte actuel. Sans nul doute, en ce sens qu’une partie importante du travail est achevée ou quasi achevée. Ce qui préfigure d’ores et déjà, non seulement un aboutissement heureux de ce processus mais aussi et surtout la détermination du Président de la République, Maître-arpenteur de l’ouvrage et du Ministre de tutelle, technocrate habitué du terrain, à aller jusqu’au bout de cette grandiose réforme du Ministère de l’EPST.

Malheureusement, devant une situation imposée par la nature où l’économie mondiale en prend un coup fatal, la RDC aussi, le gouvernement éprouve de la peine à réaliser sa promesse car essoufflé par les intenses et interminables exigences, sur terrain, de la lutte contre le Coronavirus. Ce machin de Covid19 qui aura alors tout vidé dans la prise en charge de ses victimes, voire dans l’économie des plus démunis. Il aura donc fait mal aux Nouvelles Unités mais pas pour longtemps, car rien ni personne n’est éternel.

 

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant

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Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.

L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.

Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.

Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.

Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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