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EPST : 81.000 enseignants Nouvelles Unités enfin alignés sur le listing !
La prise en charge des enseignants dits » Nouvelles Unités » est l’une des revendications des enseignants du secteur public, qui sont en grève depuis le 04 octobre 2021.
En effet, depuis le jeudi 28 octobre dernier, de nouvelles négociations se tiennent à Mbuela Lodge à Kisantu, dans la province du Kongo central, entre Gouvernement et banc syndical des enseignants, en vue d’examiner toutes ces revendications.
Des informations qui nous parviennent de Mbuela Lodge, font état des avancées significatives dans les négociations.
C’est ce qu’a confirmé, le week-end dernier, le Collectif provincial des Syndicats des enseignants de Kinshasa, après une rencontre avec le gouverneur de la ville.
Emmanuel Kanyinda, président du collectif, a déclaré ce qui suit : » Nous avons été en contact avec le gouverneur de la ville de Kinshasa, qui a accepté que les partenaires arrivent à soutenir les écoles secondaires. Concernant les écoles primaires, le gouvernement va augmenter les frais de fonctionnement pour que ça constitue une prime aux enseignants ».
Aussi, avait-il ajouter: » Les enseignants remplaçant les Inspecteurs à l’école primaire, ont tous été pris en compte par le FPEN, pour qu’ils soient aussi payés. Et puis, 81.000 Nouvelles Unités sont déjà alignées sur le listing pour être payées ».
Ce sont là des garanties obtenues du gouvernement, a souligné Emmanuel Kanyinda.
Rappelons à ce sujet, qu’en février 2020, une opération d’identification de toutes les nouvelles unités, avec l’appui de la Banque Mondiale, avait été effectuée sur toute l’étendue de la République.
Elle a consisté à identifier les enseignants, écoles et bureaux gestionnaires publics non budgétisés. C’est-a-dire non payés par le trésor public.
A l’issue de cette opération, 144.944 enseignants » N.U » étaient éligibles pour être intégrés dans le fichier paie et cela était adopté au Conseil des Ministres.
C’est pourquoi, en octobre 2020, 58.000 enseignants N.U du primaire avaient été payés.
Et en juin 2021, c’était le tour de la maternelle avec plus de 4.000 N.U, après l’opération du nettoyage du fichier de paie.
Néanmoins, les Nouvelles Unités des écoles secondaires et celles de bureaux gestionnaires, ont continué à attendre.
Avec les garanties que le Gouvernement vient de donner au banc syndical des enseignants, il y a de l’espoir que toutes ces Nouvelles Unités soient prises en charge par le trésor public, dans le cadre de la loi des finances de l’exercice 2022.
Jules KISEMA/Congoprofond.net.
À la Une
Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
