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Environnement

Environnement : Marie Nyange Ndambo prend les rênes et promet d’accélérer les réformes vertes

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La passation de pouvoir au ministère de l’Environnement a eu lieu ce jeudi 14 août 2025, marquant l’entrée en fonction de la nouvelle ministre, Marie Nyange Ndambo. La cérémonie, présidée en présence du secrétaire général du ministère, du comité du Centre régional d’excellence du marché carbone et de la ministre sortante, Ève Bazaiba, a scellé ce passage de témoin.

Dans son allocution, Marie Nyange a souligné la nécessité de poursuivre et d’accélérer les réformes environnementales déjà engagées, affirmant sa volonté de placer l’environnement au cœur du développement économique du pays. Elle a rappelé que la République démocratique du Congo, riche de ses ressources naturelles, devait être pleinement reconnue comme « Pays Solution » dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

La nouvelle ministre a fixé trois priorités immédiates :

1. Achever les réformes prioritaires afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

2. Assainir les secteurs critiques nécessitant des interventions urgentes.

3. Mettre en place des mécanismes transparents et opérationnels pour renforcer la durabilité des actions menées.

Elle a également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre toutes les administrations, d’un patriotisme affirmé pour défendre les intérêts nationaux, et d’une mobilisation optimale des ressources financières, techniques et humaines.

Le comité du Centre régional d’excellence du marché carbone, nommé par décret présidentiel, a été officiellement présenté lors de la cérémonie. Ce comité accompagnera la ministre Marie Nyange Ndambo et la ministre déléguée de l’Environnement, Bahati Tito, dans la mise en œuvre de stratégies visant à positionner la RDC comme leader régional dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’accès aux financements climatiques.

En clôturant son discours, la nouvelle ministre a lancé un appel à l’unité et à l’engagement collectif : « Ensemble, nous ferons de notre ministère un moteur de solutions durables pour notre nation et pour le monde. »

Avec cette prise de fonction, la RDC réaffirme son ambition de jouer un rôle clé dans la préservation de l’environnement mondial, tout en stimulant son développement socio-économique.

Dorcas Mwavita / Congoprofond.net

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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