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Environnement : L’ICCN fait toujours confiance en son partenaire WCS et menace de traduire ses détracteurs en justice
Depuis un certain temps, nous, Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN en sigle, Établissement Public à caractère technique et scientifique, observons un acharnement de certains médias à l’endroit d’un de nos partenaires de longue date dénommé Wildlife Conservation Society, WCS en sigle, qui cogère avec nous la Réserve de Faune à Okapis (RFO), depuis 2018.
La RFO est située dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo (RDC) et dont le Quartier Général se trouve à Epulu, dans le Territoire de Mambasa, Province de l’Ituri.
Ces médias accusent notre partenaire des faits suivants :
1- De signer des contrats d’embauche pour les expatriés qui travaillent pour la Réserve à partir du Rwanda, pays agresseur de la RDC;
2- Selon ces médias, les expatriés seraient des militaires ou paramilitaires américains ou britanniques et arriveraient du Rwanda par jet privé au Quartier Général de la RFO, sans se faire signaler auprès des services d’immigration congolais;
3- De l’absence totale d’investissement dans la conservation, dans les infrastructures de base (écolière, hospitalière…) en faveur des populations riveraines de la Réserve;
4- De récolter des fonds qui varient entre 15 et 60 milliards de dollars
américains par an au nom de la population congolaise d’Epulu qui n’en bénéficie pas.
Au regard de toutes ces accusations structurées en 4 points, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, en collaboration avec son partenaire, s’inscrit en faux contre toutes ces accusations et les rejette vigoureusement pour les raisons suivantes :
1- Les contrats d’embauche des expatriés qui travaillent dans la Réserve de Faune à Okapis sont signés sous la responsabilité et l’autorité du siège mondial de WCS à New York et non du bureau de WCS à Kigali. Les contrats nationaux sont, quant à eux, signés en RDC;
2- Ces expatriés sont généralement des chercheurs, des militaires ou paramilitaires démobilisés ou à la retraite, qui viennent sur demande de PICCN dans le cadre du renforcement des capacités de nos écogardes et sont soumis aux formalités d’immigration. Par ailleurs, leur transport sur le site de la RFO est organisé avec les moyens de transport que tous les congolais empruntent. Il sied de noter que la RFO n’a pas de pistes d’atterrissage capables d’accueillir un jet et aucun agent de la WCS n’a jamais pris un vol direct d’Epulu vers le Rwanda et vice-versa;
3- En ce qui concerne les investissements en faveur des communautés riveraines de la Réserve de Faune à Okapis, il faut noter que la mission de L’ICCN est d’assurer la conservation de la biodiversité dans les Aires protégées et d’encourager la recherche scientifique et promouvoir l’éco- tourisme en valorisant la Biodiversité (Okapis) conformément à la loi N° 14/003 du 11 février 2014. Le contrat de cogestion entre l’ICCN et la WCS pour la RFO adhère pleinement et d’une manière globale à cette mission;
4- Les fonds évalués entre 15 à 60 milliards de dollars américains récoltés par notre partenaire sur le dos des populations riveraines de la RFO ne sont que le fruit de l’imagination de nos journalistes en mal de sensationnel.
En conclusion, au regard des éléments en notre possession, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature continue à faire confiance en son partenaire WCS jusqu’à preuve du contraire.
Au regard de tout ce qui précède, l’ICCN se réserve naturellement le droit de porter plainte et souhaite urgemment une visite mixte contre vérification (MEDD, A.N.R, DGM, Présidence, Ministère de l’Intérieur et la Province de l’Ituri).
Le Chargé de la Communication de l’ICCN
Dieudonné Kosekpwe Sidia
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
