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Environnement : « La protection des forêts tropicales est une priorité mondiale » (Christophe Guilhou)

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L’humanité toute entière a célébré, ce 05 juin 2024, la Journée mondiale de l’environnement, placée sous le thème : « la restauration des terres, la lutte contre la désertification et la résilience à la sécheresse ».

En marge de cette Journée, il s’est tenu au chapiteau du Pullman Grand hôtel de Kinshasa, la RdP-20 -20ème réunion des Parties- du PFBC -Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo-, qui a souligné l’importance de la mobilisation collective en faveur de la protection des forêts tropicales.

Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, faudrait-il le signaler, est une initiative multilatérale visant à promouvoir la conservation et la gestion durable des forêts du Bassin du Congo. Créé en 2002, le PFBC réunit des acteurs de tous les horizons, pour collaborer sur des projets et des stratégies de conservation de cet écosystème vital.

À propos du thème « De Kinshasa à Belém : comment renforcer la visibilité des forêts du Bassin du Congo ? », la RdP-20, en présence de neuf ministres d’Afrique centrale, a mis en lumière les initiatives et les collaborations réussies entre gouvernements, institutions d’intégration régionale, les partenaires techniques et financiers, les institutions scientifiques et académiques, ainsi que les organisations non-gouvernementales, les communautés locales et le secteur privé.

Les co-facilitateurs du PFBC, Christophe Guilhou, Directeur des affaires globales du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, et Aurélie Flore Koumba Pambo,ambassadrice du Gabon chargée du climat, de l’environnement et du développement durable, ont salué l’engagement collectif des participants et ont réaffirmé l’importance de cette coopération internationale.

« La protection des forêts tropicales est une priorité mondiale qui nécessite une action concertée. La mobilisation exceptionnelle de la RdP-20 démontre notre capacité à travailler ensemble, pour le Bassin du Congo. Nous devons continuer à soutenir et à renforcer ces partenariats, pour atteindre nos objectifs environnementaux », a indiqué Christophe Guilhou.

Aurélie Flore Koumba Pambo a, pour sa part, indiqué que le Bassin du Congo est l’un des poumons verts de notre planète.

« En cette Journée mondiale de l’environnement, il est crucial de reconnaître et de célébrer les efforts collectifs qui contribuent à la conservation de nos forêts. La RdP-20 est un exemple inspirant de ce que nous pouvons accomplir ensemble », a-t-elle ajouté.

Il importe de signaler que la RdP-20 a permis d’approfondir les priorités de la facilitation franco-gabonaise, comme la mobilisation du secteur privé en faveur du Bassin du Congo, le développement des chaînes de valeur durables, la lutte contre la criminalité environnementale, le développement des aires protégées, la coopération scientifique et l’engagement de la jeunesse. Des initiatives prometteuses et des projets innovants ont été présentés, démontrant toute la vitalité de ce partenariat, qui célébrait ses 22 ans.

En cette Journée mondiale de l’environnement, le PFBC réitère son engagement fondateur à renforcer ses actions avec toutes les parties prenantes, pour assurer un avenir durable aux forêts du Bassin du Congo, ainsi que le soutien aux moyens de subsistance des communautés locales, tout en promouvant un développement économique et social durable. La mobilisation collective et les efforts concertés et intégrés sont essentiels pour relever les défis environnementaux de la région.

Il est à noter que cette rencontre organisée par la facilitation franco-gabonaise du PFBC, qui a rassemblé des acteurs divers et engagés, déterminés à intensifier leurs efforts pour préserver l’un des trésors écologiques les plus précieux de notre planète, fait suite au forum de la jeunesse pour les forêts d’Afrique centrale.
Serve mavungu

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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