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Environnement

Environnement : la ministre Marie Nyange tend la main à l’intersyndicale

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La nouvelle ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Pr Marie Nyange Ndambo, accompagnée de sa déléguée Arlette Bahati Tito, a échangé mardi 19 août avec les délégations intersyndicales de son ministère.

Une première prise de contact qui avait pour objectif de jeter les bases d’un dialogue social durable.

D’entrée de jeu, la ministre a rappelé que le chef de l’État Félix Tshisekedi et la Première ministre attendent des résultats palpables et souhaitent voir les agents évoluer dans un environnement de travail digne. Pour elle, le dialogue social reste un outil de paix et un levier incontournable de la politique du travail. Elle a réitéré que son bureau resterait « ouvert à tous », précisant que la voie des manifestations ne permettrait pas de résoudre les problèmes.

Face à elle, les représentants syndicaux ont exposé des doléances accumulées depuis plusieurs années : manque de suivi, absence d’écoute, dossiers sans réponse et, pour certains, un sentiment de discrimination et de mépris.

En réaction, Marie Nyange a insisté sur la nécessité d’une collaboration constructive avec toutes les structures syndicales et s’est engagée à placer les agents au cœur de ses priorités. Elle a annoncé la mise en place prochaine de visites de terrain afin de rencontrer les fonctionnaires dans leurs lieux de travail et de mieux cerner leurs réalités. « Notre rôle n’est pas de rester enfermés dans des bureaux climatisés, mais d’être aux côtés de ceux qui œuvrent sur le terrain », a-t-elle souligné.

Avant de clore la séance, la ministre a remercié les syndicats pour leur disponibilité et a affirmé que ce premier échange marquait le début d’un partenariat basé sur la confiance et l’écoute.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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