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Entrepreunariat : Malukisa Sivi et Bula Bula Nadège, les 2 lauréates Prix Pierre Castel 2022 !

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Malukisa Sivi, directrice Générale de Manitech Congo Sasu, et Bula Bula Nadège, directrice générale de My succes, ont réussi à séduire, le vendredi 13 mai, les différents membres du jury Prix Pierre Castel par la performance de leurs sociétés. Cette cérémonie du grand jury local Prix Pierre Castel s’est tenue à la Clé des Châteaux à Kinshasa/Gombe.

Pré-sélection dominée par une forte participation des femmes (5 contre un homme), ces demi-finalistes ont, tour à tour, présenté leurs entreprises et l’impact du Prix Castel sur leurs activités. Le jury était composé de : Jean-Claude Hoolans, Mireille Kabamba, Cyril Segond, Joëlle Nyota et, enfin, Léopold Petit Petit. Ceux-ci, après avoir écouté toutes les présentations, ont pris l’affaire en délibéré pour enfin désigner les deux gagnantes, à savoir: Nadège Bula Bula et Malukisa Sivi.

Très émue, Malukisi Sivi, directrice générale de Manitech Congo sasu, a avoué sa surprise. « Sincèrement, je ne m’y attendais pas parce que la compétition était rude. J’étais toujours optimiste face aux autres, qui sont aussi talentueux. Étant tous entrepreneurs, nous connaissons les failles et les points forts d’entreprendre au Congo…», a-t-elle martelé.

Quant à l’autre candidate, elle a révélé  sa détermination à gagner ce prix: «Visant l’excellence et étant venue pour gagner, être nominée n’était guère une surprise pour moi ».

Notons que les deux lauréates devront présenter, en vidéo-conférence, leurs projets devant les cadres du fonds Pierre Castel. A l’issue de cette interview, le premier et le second prix seront, enfin, déterminés.

Dorcas Ntumba /CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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