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Entre hémicycle et bloc opératoire : Le double combat de la députée-médecin Hermione Bolumbe

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À Kinshasa comme à Kisangani, son nom circule autant dans les couloirs des hôpitaux que dans les salles de réunion de l’Assemblée nationale. Hermione Bolumbe Bakando, députée nationale élue de Mont-Amba, fait partie de ces rares personnalités congolaises qui ont choisi de ne pas couper le lien entre leur métier de base et leur engagement politique.

Une députée au parcours atypique

Diplômée en protection sociale, candidate à un doctorat en criminologie de l’Université Laval au Canada, et formée au Collège de hautes études de défense et de sécurité, elle aurait pu se contenter d’une carrière académique ou politique. Mais Hermione Bolumbe a choisi une voie plus exigeante : conjuguer ses responsabilités de parlementaire avec des actions médicales et sociales directes auprès de la population.

Des salles d’opérations aux terrains de proximité

Ces derniers mois, on la retrouve régulièrement entre Kinshasa et Kisangani, où elle conduit une équipe médicale mixte, composée d’experts congolais et expatriés. Ensemble, ils réalisent des interventions de pointe : chirurgies par endoscopie, opérations de cataracte par phacoémulsification, bilans cardiologiques, dépistages et suivis de l’hypertension et du diabète, sans oublier des examens spécialisés comme les tracés électrophorétiques. « Peu de responsables politiques se déplacent ainsi pour partager avec nous, confie un patient opéré de la cataracte à Kisangani. Elle ne vient pas seulement avec des promesses, mais avec des solutions concrètes…», indique un chef de quartier de « Boyoma » à CONGOPROFOND.NET.

Mont-Amba, le cœur de son action sociale

Chaque week-end, malgré un agenda chargé, Hermione Bolumbe retourne dans sa circonscription du Mont-Amba, à Kinshasa. Ici, son combat prend une autre dimension : celui de l’éducation. En période de rentrée scolaire, elle distribue fournitures et uniformes aux enfants issus de familles modestes.

« Nous avons besoin de dirigeants qui comprennent nos réalités, témoigne une mère rencontrée lors d’une distribution. Grâce à son aide, mes deux enfants ont pu reprendre le chemin de l’école cette année. », rapporte une maman de sa base électorale.

Une vision politique axée sur le social

 

Pour Hermione Bolumbe, la santé et l’éducation ne sont pas des domaines secondaires mais le socle du développement national. Elle plaide à l’Assemblée nationale pour un renforcement du système de santé, tout en restant proche de ses électeurs sur le terrain. « La politique n’a de valeur que si elle améliore la vie des Congolais », aime-t-elle rappeler dans ses interventions publiques.

Une voix différente dans le paysage congolais

Dans un contexte où beaucoup considèrent la politique comme une carrière personnelle, Hermione Bolumbe propose un autre modèle : celui d’une élue qui continue de servir avec ses compétences professionnelles. Pour ses partisans, elle incarne cette génération de femmes politiques dont la RDC a cruellement besoin : compétentes, accessibles et engagées.

« Servir, c’est soigner et éduquer »

Interrogée sur ce qui motive son double engagement, Hermione Bolumbe résume sa vision en une phrase : « Servir, c’est soigner et éduquer. Tant que j’aurai la possibilité d’opérer un patient, de rendre la vue à un vieillard ou de permettre à un enfant de retrouver le chemin de l’école, je saurai que je fais de la politique autrement, au service de la vie et de l’avenir. »

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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