Sports
Entre défaite contre le Sénégal et les billets hors de prix : L’engouement des Congolais s’essouffle avant RDC-Soudan à Martyrs
La République démocratique du Congo affronte le Soudan ce mardi 14 octobre 2025 à 20h00 au Stade des Martyrs, dans un match capital pour la qualification à la Coupe du Monde. Pourtant, à la veille de cette rencontre, l’engouement du public congolais reste timide, contrastant avec l’importance de l’événement.
Cette faible mobilisation s’explique par la défaite douloureuse subie face au Sénégal lors du précédent match, qui a laissé un goût amer aux supporters. Beaucoup doutent encore des capacités des Léopards à se relancer, malgré les enjeux élevés de cette dernière confrontation.
À cela s’ajoute la hausse des prix des billets, jugée excessive par plusieurs fans. Les tarifs affichent 25 000 FC pour le pourtour, 50 000 FC pour la tribune centrale, 150 000 FC pour la tribune d’honneur B et 200 000 FC pour la tribune d’honneur A, des montants jugés inaccessibles pour le supporter moyen.
Pourtant, la RDC n’a pas le droit à l’erreur. Une victoire contre le Soudan est indispensable pour espérer décrocher une place de barragiste, voire une qualification directe si le Sénégal venait à trébucher. Les Léopards devront non seulement gagner sur le terrain, mais aussi regagner le cœur de leur public.
Désiré Rex Owamba
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
