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Ensemble pour la République : Abel Augustin Lokombe Amundala quitte Moïse Katumbi

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Après son échec à la présidentielle du 20 décembre 2023, c’est une véritable épidémie d’hémorragie qui se passe actuellement au sein de la formation politique Ensemble pour la République chère à Moïse Katumbi Chapwe qui se vide de ses cadres.

Candidat député national non élu dans la ville de Lubumbashi au Haut-Katanga, c’est via son compte X (ex-Twitter) qu’Abel Augustin Lokombe Amundala,un cadre ; a annoncé d’annoncer son départ du parti Ensemble pour la République avec précision qu’il compte « servir la République sur un autre chemin… ».

Dans sa lettre de démission datée du 1er Février 2024 adressée à Moïse Katumbi et au Secrétaire Général du parti, Le Coordonnateur national Adjoint en charge des Adhésions et Implantation/Jeunesse Ensemble_MK et Conseiller de @moise_katumbi en charge de Sports évoque « des raisons de convenance personnelle » pour expliquer sa décision de « démissionner du parti Ensemble pour la République à dater de ce jour ».

Ce départ d’un deuxième cadre intervient après celui du Conseiller Juridique chargé des Réformes Institutionnelles de Moïse Katumbi, Monsieur Bola Frédéric depuis Bruxelles en Belgique dans les mêmes conditions : « Ce lundi 22 janvier 2024, de ma propre initiative, j’ai démissionné de mes fonctions de Conseiller juridique, chargé des réformes institutionnelles de M. Moïse Katumbi. La lettre de ma démission qui, au demeurant, intervient après une première démission datée du 21 octobre 2019, mais refusée le 24 janvier 2020, a été transmise ce jour à Monsieur Katumbi, ainsi qu’à M. Olivier Kamitatu, Directeur de cabinet. Je tiens à préciser que cette lettre ne sera pas rendue publique. Par ailleurs, je ne ferai aucun commentaire supplémentaire et ne répondrai à aucune question, ni publique ni privée, à cet égard » indique l’ancien magistrat congolais installé en Belgique sur son compte X (ex-Twitter).

Une démission qui n’en était pas une première, la précédente datée du 21 octobre 2019 toujours pour divergence d’opinion ayant été refusée le 24 janvier 2020.

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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