Education
Enseigner le français à l’ère 2.0 : Les leçons du Congrès de la FIPF à Kampala
Du 22 au 26 juillet 2024, Kampala a vibré au rythme de la francophonie lors du 11e Congrès de la Commission Afrique et Océan Indien de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (CAOI-FIPF). Cet événement phare a rassemblé 350 passionnés de la langue de Molière, venus de 20 pays pour explorer le thème « La langue française comme moteur de développement à l’ère du numérique ».
Au cours de ces cinq jours intenses, les participants ont plongé dans un programme riche et varié. Diego Fonseca, secrétaire de la FIPF, en a résumé les grandes lignes : conférences plénières, ateliers pratiques sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage collaboratif en ligne, tables rondes sur l’avenir de la francophonie en Afrique, et enfin, synthèse des travaux lors de la cérémonie de clôture.
L’importance diplomatique de l’événement n’a pas échappé aux observateurs. La première conseillère de l’ambassade de France a souligné que ce congrès illustrait parfaitement la vitalité de la francophonie en Afrique, renforçant les liens entre nations et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération culturelle et éducative.
Dans cette optique d’innovation et de coopération, Cynthia EID, présidente de la FIPF, a mis l’accent sur la transformation de l’enseignement du français. Elle a insisté sur la nécessité d’intégrer le numérique pour préparer les apprenants aux défis du 21e siècle, qualifiant le congrès de véritable laboratoire d’idées.
Cette vision novatrice a trouvé un écho favorable auprès des institutions académiques locales. Le Docteur Milburga Atcero, de Makerere University Business School (MUBS), a exprimé son enthousiasme quant aux nouvelles perspectives ouvertes pour l’intégration du français dans les cursus professionnels. Dans la même veine, le recteur de MUBS, M. Moses, a souligné l’importance stratégique du français comme outil économique puissant, appelant à repenser les programmes pour former des professionnels bilingues adaptés à un marché du travail globalisé.
L’impact local de l’événement s’est également fait ressentir au niveau des enseignants ougandais. Le Prof Agathe T., présidente de l’Association des Professeurs de Français en Ouganda (APFO), a exprimé sa gratitude pour cette opportunité unique d’échanges et d’inspiration, promettant de mettre en œuvre ces idées novatrices dans les écoles et universités du pays.
Au-delà des discours et des ateliers, le congrès a offert une plateforme concrète d’échanges grâce à la présence de nombreux exposants et éditeurs. Les participants ont ainsi pu découvrir et accéder aux dernières ressources pédagogiques et technologiques, renforçant le lien entre théorie et pratique.
Ce 11e Congrès de la FIPF marque indéniablement un tournant dans l’enseignement du français en Afrique et dans l’Océan Indien. Plus qu’un simple événement, il a jeté les bases d’une nouvelle ère pour la francophonie dans la région. Les participants quittent Kampala non seulement avec des souvenirs, mais surtout avec une vision renouvelée de l’enseignement du français.
Cette vision, où tradition et innovation se conjuguent harmonieusement, promet un avenir florissant pour la langue française. Ancrée dans ses racines culturelles tout en s’épanouissant dans le terreau fertile du numérique, elle ouvre un champ infini d’opportunités pour les générations à venir. Ainsi, ce congrès ne marque pas une fin, mais bien le début d’un nouveau chapitre passionnant pour la francophonie en Afrique et dans l’Océan Indien.
Claudine N. I./CONGO PROFOND.NET
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Semaine de la Science 2026: À l’Institut de la Gombe, ASCITECH révèle ses talents scientifiques
L’école internationale ASCITECH a marqué sa présence à la 13ᵉ édition de la Semaine de la Science et des Technologies, organisée par le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté. Pendant 2 jours, du 14 au 15 avril 2026, élèves et encadreurs se sont mobilisés pour mettre en lumière leur savoir-faire et leur créativité à l’Institut de la Gombe.

2 journées riche en inspiration
La première journée a été particulièrement intense et inspirante, marquée par la présence de la ministre de l’Éducation Nationale, Madame Raïssa Malu, ainsi que de nombreuses autorités et délégations scolaires.
Dans une ambiance dynamique, chaque établissement a rivalisé d’ingéniosité, mais au stand 11 d’ASCITECH, une chose était claire : ici, les élèves ne sont pas spectateurs… ils sont acteurs.

Somme toute, les élèves de la plus grande école technologique de la RDC ont présenté des projets concrets, innovants et tournés vers l’avenir. De l’agriculture intelligente avec Bilanga Bot, à la digitalisation scolaire avec le Registre Informatique, en passant par l’apprentissage immersif avec VR Education, sans oublier My Startup Assistant pour accompagner les jeunes entrepreneurs, et Nova, un assistant vocal intelligent, ces apprenants ne se sont pas contentés d’imaginer le futur : ils sont entrain de le construire.
Des élèves au cœur de l’action

Présentation, démonstration, explication : les élèves d’ASCITECH ont pris la parole avec assurance et passion. Leurs projets, à la fois innovants et entrepreneuriaux, ont séduit par leur clarté, leur utilité et leur dimension pratique.
À travers ces initiatives, l’école confirme son engagement à former une jeunesse capable de comprendre, maîtriser et transformer le monde grâce aux sciences et aux technologies.
Consciente des défis du monde moderne, ASCITECH mise sur la technologie comme levier de développement durable.
Une école tournée vers l’excellence scientifique

Ascitech se positionne comme un acteur clé dans la formation scientifique dès le plus jeune âge. En mettant l’accent sur la pratique, l’innovation et l’esprit critique, l’établissement prépare ses élèves à relever les défis de demain.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
