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ENSEIGNEMENT DE BASE : le réajustement salarial bientôt effectif en RDC

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Le premier ministre Ilunga Ilukamba a eu une séance de travail le mercredi 11 septembre 2019 avec le ministre d’Etat à l’EPST, Willy Bakonga, ainsi que le vice-premier ministre en charge du Budget, Baudoin Mayo, le ministre des Finances, Sele Yalaghuli, le gouverneur de la Banque centrale, Deogratias Mutombo et la directrice de la paie.

À cet effet, indique le service officiel de communication de la primature, le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba et les membres de son équipe prennent corps avec les préoccupations majeures de la population et pour y apporter des solutions adaptées le plus rapidement possible. Parmis ces préoccupations, il y a bien entendu la mise en pratique de la gratuité de l’enseignement de base sur toute l’étendue du territoire national.

À voir la réalité sur terrain, des doutes persistent dans le chef des tuteurs, des élèves et surtout des enseignants au début de la rentrée scolaire 2019-2020. « Aujourd’hui, je peux assurer à tous les enseignants qu’à partir de ce mois de septembre, le réajustement qui a été annoncé sera fait puisque déjà nous sommes en train de trouver les moyens et la paie sera faite bientôt », a attesté le patron de l’éducation nationale Willy Bakonga à la fin de leur rencontre avec le chef du gouvernement.

Aussi, a-t-il affirmé, le gouvernement central cherche des voies et moyens pour la concrétisation de ce prescrit de la Constitution.

« On a essayé de passer en revue toute la situation, surtout le contexte budgétaire. Le Premier ministre a donné des instructions précises pour que rapidement cette situation puisse trouver des solutions pour rencontrer la volonté clairement exprimée par le Président de la République d’assouplir un peu les conditions des parents qui ont été asphyxiés par certaines écoles », a-t-il rassuré.

Le Gouvernement, précise-t-il, devrait donc prendre des mesures pour essayer de chercher tant soit peu, la solution à ce problème.

À l’en croire, le Premier ministre a donné des instructions pour que tout ce qui a été dit par rapport à la paie des enseignants, au fonctionnement des écoles publiques, les frais de logement et de transport non payés dans les écoles primaires soit résolu.

Il sied de noter que cette annonce va soulager tant soit peu les esprits des professeurs et et parents qui doutent l’application des mesures de la gratuité de l’enseignement primaire.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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