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Enrôlement des électeurs : Les Centres d’inscription de Camp-Luka en grève !

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Alors que la CENI a prolongé de 25 jours la durée de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans la première aire, le constat est amère ce mardi 24 janvier dans plusieurs centres d’inscription de la commune de Ngaliema. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une grève !

En effet, selon quelques présidents des Centres d’Inscription qui ont requis l’anonymat, l’ordre a été donné pour observer une grève jusqu’à ce que la CENI va payer le solde du premier contrat.

Pour ces derniers, c’est vraiment aberrant de les embarquer pour la deuxième phase du processus sans savoir ce qu’ils vont toucher sachant que, dans les termes du premier contrat, il a été clairement décliné que la durée de ce processus était d’un seul mois.

Ils veulent voir clair avant de poursuivre avec l’enrôlement des électeurs.

A Camp Luka, par exemple, aucun Centre n’a ouvert les machines et ce, du quartier 1 au quartier 6.

Au problème du paiement des salaires, dit un OPS, s’ajoute le manque des cartes prêtes à imprimer. A en croire cet agent temporaire de la CENI, le quota du premier contrat, soit plus de 1700 cartes, est déjà épuisé. Pour lui, même si ils ouvraient les machines, il serait impossible d’enrôler faute de ces consommables informatiques.

Les requérants trouvés sur place, alors que présents depuis l’aube, demandent à Denis Kadima, président de la CENI, de faire diligence pour décanter cette situation pour que tout rentre dans l’ordre.

Enseignant au sein du CS le Tout Puissant au camp-Luka où est logé un centre d’inscription, le Professeur Tsiayila Idris se questionne sur le sérieux de la CENI dans ce processus électoral. Il n’arrive pas à comprendre, alors que l’on court derrière la montre pour enrôler, dans 25 jours plus de 11 millions d’électeur dans la première aire, que la Centrale électorale par sa négligence perde 1 jour qui, calcul fait, pouvait lui permettre d’enrôler près d’un million d’âmes.

Nous y reviendrons.

Molende MUTEBA/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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