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ENAFEP 2022 : Les intervenants attendent toujours leurs primes !
Les différents intervenants qui ont travaillé à l’édition 2022 de l’Examen national de Sélection et Orientation professionnelle (ENAFEP), ont terminé le travail sans qu’ils ne soient rémunérés.
Il s’agit du chef de centre et de son adjoint, des surveillants et agents.
Contacté par la rédaction du CONGOPROFOND. NET, un surveillant dans la commune de Ndjili à Kinshasa, ayant requis l’anonymat, a déclaré ce qui suit : » Nous avons été désagréablement surpris, à la fin de travail, d’apprendre que nous ne serons pas payés sur place « .
Signalons que ceci est la conséquence de la nouvelle procédure de paie, mise en place par l’autorité de tutelle, à la suite des exigences de l’Inspection Générale des Finances, qui préconise le paiement par voie bancaire, en vue de lutter contre le détournement des deniers publics.
En effet, au moment de leurs affectations, chaque intervenant devrait communiquer son numéro de compte bancaire ou son numéro de mobile baking ( monnaie électronique), par lequel il doit être payé et ce, contrairement aux méthodes du passé.
Bref, ces intervenants doivent encore prendre leur mal en patience, en attendant que leurs comptes soient crédités au niveau de la chaîne des dépenses.
Rappelons, en guise de conclusion, que jusqu’à présent certains intervenants de l’édition 2021 ne sont toujours pas servis et ceci constitue la pomme de discorde entre le Ministre de l’EPST et les inspecteurs qui ont menacé de boycotter toutes les épreuves certificatives, à savoir : l’ENAFEP, le TENASOSP et l’EXETAT.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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RDC : Néhémie Mwilanya accuse Tshisekedi de “trahison” et défend l’héritage de Joseph Kabila
Invité sur le plateau de TV5 Afrique, ce week-end, le professeur Néhémie Mwilanya, cadre du PPRD et ancien directeur de cabinet du président honoraire Joseph Kabila, est longuement revenu sur les circonstances du départ de ce dernier du pouvoir. Contrairement aux lectures dominantes, il affirme que Joseph Kabila n’a pas été contraint par faiblesse, mais par patriotisme. Selon lui, l’ancien chef de l’État a fait le choix volontaire de quitter le pouvoir afin d’éviter un bain de sang et de préserver l’unité nationale, permettant ainsi la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC, un geste rare sur le continent africain.

Le code minier, point de rupture avec l’Occident
Pour Néhémie Mwilanya, l’élément déclencheur des tensions entre le régime Kabila et certaines puissances occidentales fut la révision du Code minier. Il soutient que cette réforme visait à redonner à l’État congolais un contrôle réel sur ses ressources naturelles afin de financer les politiques sociales et le développement national. Cette orientation souverainiste aurait suscité, selon lui, de fortes résistances de la part des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, accusés d’avoir exercé pressions, menaces et intimidations pour protéger les intérêts de leurs multinationales.
ONG et mouvements citoyens accusés de manipulation politique
Dans son intervention, Mwilanya va plus loin en affirmant que plusieurs mouvements citoyens et organisations dites de défense des droits de l’homme auraient été instrumentalisés pour affaiblir Joseph Kabila. Il cite notamment FILIMBI, LUCHA ou encore l’ACAJ, qu’il accuse d’avoir servi de relais à une propagande négative en complicité avec l’UDPS alors dans l’opposition. Il s’interroge sur leur silence actuel face aux abus présumés sous le régime de Félix Tshisekedi, estimant que leur disparition de l’espace public est révélatrice.
Accords miniers et sécurité : la charge contre Tshisekedi

Abordant la question des accords miniers conclus sous le régime actuel, Néhémie Mwilanya parle ouvertement de “trahison”. Il reproche à Félix Tshisekedi d’avoir cédé les minerais congolais aux intérêts américains sans garanties sécuritaires pour le pays, contrairement à la ligne de résistance adoptée sous Kabila. Il établit un parallèle avec l’Ukraine et le président Zelensky, estimant que ces accords n’ont apporté ni protection ni stabilité. Il accuse également le régime actuel d’avoir affaibli la sécurité nationale, citant la résurgence du M23 et la perte de contrôle sur certaines parties du Nord et du Sud-Kivu.
Crise sociale et verdict de l’histoire
Sur le plan social, Mwilanya dresse un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant une pression fiscale excessive sur une population déjà appauvrie. Il dénonce la multiplication des taxes, l’absence d’infrastructures et l’aggravation de la pauvreté, qu’il attribue à la perte du contrôle des ressources minières. En conclusion, il affirme que l’histoire finira par rétablir la vérité sur Joseph Kabila et juge sévèrement le bilan de Félix Tshisekedi. “La vérité reste têtue”, conclut-il, convaincu que le peuple congolais saura distinguer, avec le temps, le sacrifice de la trahison.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
