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En pleine finale de la CAN Handball, les boxeurs Congolais réclament : « les Léopards boxe méritent une prime présidentielle ! »
Un mois après la CAN de boxe à Kinshasa, les boxeurs et boxeuses congolais, vice champions d’Afrique , n’ont toujours pas reçu leurs primes. Alors que la finale de la 26e édition de la CAN Handball se déroule au Gymnase du stade des Martyrs, ces athlètes ont décidé de profiter de l’événement pour exprimer leur mécontentement. Armés de calicots portant des messages percutants tels que « Les léopards boxe méritent aussi une prime présidentielle », ils ont réclamé publiquement la reconnaissance de leurs efforts.
La République Démocratique du Congo (RDC) a brillé sur le ring lors de cette compétition, remportant un total exceptionnel de 21 médailles : 9 en or, 5 en argent et 7 en bronze. Ce palmarès impressionnant dépasse les 15 médailles obtenues lors des derniers championnats à Yaoundé, au Cameroun, en 2023. La performance des boxeurs congolais a non seulement renforcé leur stature sur la scène africaine, mais a également suscité de vives attentes quant à la reconnaissance de leurs succès.
Au final, la RDC se classe deuxième du tableau des médailles, juste derrière le Maroc, qui a totalisé 21 médailles, dont 10 en or. La lutte pour le titre de champion d’Afrique a été particulièrement serrée, avec la RDC échappant à la première place pour une médaille d’or. Cette situation souligne les défis persistants auxquels sont confrontés les athlètes congolais, qui, malgré leurs succès, continuent de militer pour la reconnaissance et le soutien financier nécessaires à leur épanouissement sportif.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
