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En marge de l’affaire « Bukanga-Lonzo » : question à Matata Ponyo, à quoi sert l’Hôpital du Cinquantenaire ?

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En marge de l’affaire « Bukanga-Lonzo », pour laquelle le Procureur général près la Cour Constitutionnelle attend impatiemment d’être éclairé sur la destination prise par les fonds publics libérés pour la mise en œuvre de ce parc agro-industriel aujourd’hui transformé en « éléphant blanc », l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo a choisi comme ligne de défense son évacuation sanitaire préalable vers l’étranger. Et pour cause ? Il se dit victime d’un empoisonnement qui nécessite absolument un traitement en urgence dans un pays occidental.

De son côté, le Procureur général près la Cour Constitutionnelle pose comme préalable à sa sortie du pays, son audition préalable à son office. Le PG Jean-Paul Mukoko Nkokesha vient de le rappeler à notre sénateur dans une correspondance datée du 13 août 2021, en réponse à la lettre que venait de lui adresser Matata Ponyo en date du 11 août.

Victime de sa propre escroquerie
politique ?

Lors de son inauguration par le Chef de l’Etat honoraire, Joseph Kabila, le 22 mars 2014, sous le mandat d’Augustin Matata Ponyo, alors Premier ministre, l’Hôpital du Cinquantenaire avait été présenté, par Kabange Numbi, qui était alors ministre de la Santé, comme l’une des formations médicales les plus modernes d’Afrique Centrale. Selon le même membre du gouvernement de l’époque, la République Démocratique du Congo venait de mettre fin au phénomène des évacuations sanitaires de hautes personnalités congolaises (ministres, députés, sénateurs, mandataires publics, officiers supérieurs de l’armée et de la police… et leurs membres de familles) vers l’étranger.

Avec l’Hôpital du Cinquantenaire, affirmait alors cet ancien ministre de la Santé, le Trésor public congolais allait faire l’économie des millions de dollars américains et d’euros sortant des caisses de l’Etat pour les frais de transport, d’hospitalisation et de séjour des « VIP » dans les hôpitaux et cliniques du Maroc, d’Afrique du Sud, de l’Inde, de Belgique, de France, de Suisse, des USA et d’ailleurs.

Si l’Hôpital du Cinquantenaire, dans lequel étaient engloutis des millions de dollars américains, avaient effectivement rempli les conditions sanitaires requises, en termes d’équipements et d’unités de soins, pour la prise en chargement des membres des institutions de la République et des mandataires publics, le sénateur Matata Ponyo n’en serait pas aujourd’hui à en appeler, jour et nuit, à échanger sans discontinuer, du courrier avec le Procureur général près la Cour Constitutionnelle, afin d’obtenir son feu vert pour son voyage à l’étranger, pour des raisons de santé.

Il serait déjà interné, depuis deux semaines, dans un des pavillons de l’Hôpital du Cinquantenaire, pour des soins exigés par son état. Au regard de ses cris de détresse répétés en direction du Parquet général près la Cour Constitutionnelle, beaucoup sont tentés de croire que les discours faits autour des soins de haute qualité qu’allait offrir cette formation hospitalière n’étaient, au finish, qu’une escroquerie politique. Que c’est triste pour le pays et les architectes de chimériques « 5 chantiers de la République» !

Le Phare

Lettre du Procureur Général
de la Cour Constitutionnelle
Kinshasa, le 13 août 2021

Transmis copie pour information à :
– Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
– Monsieur le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat e matière de Sécurité
(Tous) à KINSHASA/GOMBE
A l’Honorable Sénateur MATATA PONYO MAPON Augustin
Avenue Chemin des Dames, n°1 Quartier Macampagne
À Kinshasa/Ngaliema

Objet : Invitation

Honorable Sénateur,

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre référencée SENAT/MPM/KM/08/2021 du 11 août 2021 relative à l’objet repris en marge.

J’estime que rien ne vous empêche de comparaître en homme libre pour répondre aux questions du Ministère Public en rapport avec les enquêtes sur l’échec du projet pilote du Parc Agro-Industriel de Bukanga-Lonzo.

C’est après cette audition, signe de votre collaboration avec la justice que votre demande de sortie du pays trouvera réponse favorable de notre part.

Le refus par vous de répondre aux invitations de la justice risque d’être par nous interprété comme votre volonté délibéré de défier la justice de notre pays.

Veuillez agréer, Honorable Sénateur, l’assurance de ma considération distinguée.

Le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle,
MUKOLO NKOKESHA Jean-Paul

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RDC : Ron Roger Bimwala mobilise la jeunesse autour de la loi référendaire en examen au Parlement

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Le député national Ron Roger Bimwala poursuit sa campagne de sensibilisation de la jeunesse congolaise sur la proposition de loi portant organisation du référendum, actuellement en examen au Parlement. À travers une série d’échanges citoyens, l’élu entend rapprocher les jeunes des débats institutionnels qui façonnent l’avenir de la République.

Informer pour renforcer la participation citoyenne

Au cours de cette rencontre, le président du Réseau des Jeunes Parlementaires a expliqué les principaux contours de la future loi référendaire, son importance dans le fonctionnement démocratique du pays et les mécanismes qu’elle prévoit pour permettre au peuple de se prononcer sur des questions d’intérêt national.

Face à une assistance majoritairement composée de jeunes, Ron Roger Bimwala a insisté sur la nécessité d’une participation citoyenne éclairée, estimant que la jeunesse ne doit pas être une simple spectatrice des réformes institutionnelles, mais un acteur engagé dans la consolidation de la démocratie congolaise.

La Constitution et le référendum au cœur des échanges

Les discussions ont également porté sur les enjeux liés à la Constitution et au processus référendaire. Les participants ont pu poser diverses questions sur les implications juridiques et politiques de cette réforme, dans une démarche visant à promouvoir une meilleure compréhension des institutions de la République.

Selon les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue permanent entre les élus et la jeunesse, afin de favoriser une culture démocratique fondée sur l’information et le débat d’idées.

Le Réseau des Jeunes Parlementaires en première ligne

Par cette action, le Réseau des Jeunes Parlementaires réaffirme sa volonté d’impliquer davantage les jeunes Congolais dans les grandes questions nationales.

Pour Ron Roger Bimwala, l’avenir du pays passe par une jeunesse consciente de ses droits, de ses devoirs et capable de contribuer activement aux choix stratégiques qui engagent la nation.

Cette campagne de sensibilisation devrait se poursuivre dans plusieurs cadres d’échanges afin de permettre à un plus grand nombre de jeunes de s’approprier les enjeux de la loi référendaire actuellement débattue au Parlement.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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