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Embouteillages à Kinshasa: «Un tel chaos routier mérite des démissions »( Martin Fayulu)
Alors que les embouteillages étouffent chaque jour la capitale congolaise, l’opposant politique Martin Fayulu s’insurge contre la gestion du trafic routier à Kinshasa et fustige la récente décision du gouvernement d’instaurer une circulation alternée basée sur les plaques d’immatriculation.
À Kinshasa, la circulation routière tourne au cauchemar quotidien. Les embouteillages interminables, l’anarchie dans les carrefours, le non-respect du code de la route, et l’inefficacité manifeste des agents de circulation plongent la capitale congolaise dans une paralysie persistante.
Pour tenter de désengorger les artères principales, les autorités ont récemment décidé de restreindre la circulation des véhicules en fonction du dernier chiffre de leur plaque d’immatriculation : les véhicules à plaque paire circulent les jours pairs, ceux à plaque impaire les jours impairs. Le dimanche, tous les véhicules sont autorisés à rouler.
Une mesure largement critiquée, notamment par l’opposant Martin Fayulu. Dans une déclaration virulente publiée sur son compte X, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2018 dénonce un échec manifeste des autorités dans la gestion de la circulation.
« À Kinshasa, qui donc est responsable de la circulation routière ? Est-ce qu’il lui arrive d’ouvrir les yeux pour observer le désordre apocalyptique qui règne chaque jour sur nos routes ? », écrit-il.
Il poursuit en pointant du doigt un système défaillant, marqué par l’indiscipline des conducteurs, l’inefficacité des policiers, et l’absence de solutions durables.
« Dans un pays sérieux, un tel niveau d’incompétence et de négligence aurait des conséquences immédiates : le responsable de cette gabegie — lui et son ministre — auraient déjà démissionné. Par honte. Par décence. »
Fayulu rejette catégoriquement la solution actuelle, qu’il qualifie de « cache-misère », et propose à la place un ensemble de mesures concrètes pour désengorger la ville :
• L’installation de feux de signalisation fonctionnels,
• La formation rigoureuse des policiers de circulation,
• La régulation des grands ronds-points et carrefours stratégiques,
• La réhabilitation des infrastructures routières existantes,
• La construction de nouvelles routes,
• Et surtout, la remise en service du train urbain.
Pour l’opposant, la situation actuelle est le reflet d’un manque de volonté politique et d’une absence de vision urbaine à long terme.
Pendant ce temps, les automobilistes kinois continuent de passer plusieurs heures chaque jour bloqués dans le trafic, avec des conséquences sur la santé, l’économie et la qualité de vie.
Dorcas Mwavita/CongoProfond.net