Connect with us

Société

Embouteillages à Kinshasa : Quand l’anormal devient la norme, quelles solutions du gouvernement ?

Published

on

Depuis plusieurs années, Kinshasa fait face à un problème majeur d’embouteillages, devenu un phénomène presque normalisé par la population.

Pourtant, ces bouchons incessants constituent un véritable fléau qui impacte négativement la vie quotidienne des Kinois. Les embouteillages commencent très tôt le matin, dès l’aube, et se poursuivent souvent jusqu’à midi. L’après-midi, ils reprennent à partir de 15 heures, rendant les routes impraticables. Seules les tranches horaires entre 11 heures et 14 heures offrent un léger répit, avec des routes relativement dégagées.

Malgré l’ampleur de ce problème, les mesures prises par le gouvernement restent floues pour une grande partie de la population. Dans la commune de Gombe, cœur du centre-ville de la capitale congolaise, le constat est alarmant : le Grand Boulevard, notamment le Boulevard du 30 Juin, est embouteillé dès 7 heures du matin.

Ce phénomène entraîne des retards quasi systématiques pour la majorité des travailleurs. La situation n’est pas meilleure dans les quartiers périphériques, où les habitants subissent également de longs bouchons.

Lors de son discours sur l’état de la nation, le Président de la République a reconnu l’impact des embouteillages sur la vie des Kinois, notamment leur contribution à la hausse du coût de la vie. Cependant, la population peine encore à percevoir des améliorations concrètes.

Les dépenses liées au transport sont un véritable fardeau : un Kinois doit souvent prévoir entre 10 et 15 dollars pour ses déplacements quotidiens.

Cette réalité oblige certains à prioriser le coût des transports au détriment d’autres besoins essentiels comme se nourrir. Dans des cas extrêmes, des travailleurs sont contraints de passer la nuit sur leur lieu de travail, faute de moyens pour rentrer chez eux.

La gestion de ce problème oblige les habitants à adopter des comportements inhabituels. Par exemple, il n’est pas rare qu’une personne quitte son domicile trois heures avant un rendez-vous pour espérer arriver à l’heure, ce qui est absurde et inacceptable. Les routes, notamment autour du Boulevard du 30 Juin et de la zone de l’Hôpital Général, sont souvent complètement bloquées, comme l’a souligné un travailleur interrogé sur place.

La population espère vivement que les promesses faites par le Président de la République seront suivies d’actions concrètes dans un avenir proche. Les Kinois attendent des solutions durables pour mettre fin à cette situation qui, au fil du temps, affecte non seulement leur productivité, mais également leur qualité de vie.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

Published

on

Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading