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Élu président de l’Union des Architectes d’Afrique, le Congolais Donatien Kasseyet Kalume affiche ses ambitions  

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L’architecte Donatien Kasseyet Kalume vient d’être élu président de l’Union des Architectes d’Afrique (UAA), à l’issue de la 13ème Assemblée Générale de cette organisation panafricaine qui s’est tenue à Rabat au Maroc. Le Congolais succède ainsi à son homologue angolais, Lionel Victor Miguel, pour un mandat de 3 ans.

A la présidence de l’UAA, le nouveau président s’est fixé plusieurs défis notamment : la mise en application de la nouvelle constitution de l’UAA proclamé en 2015 à Kampala en Ouganda, dont il s’avère que beaucoup de section membre ne sont pas au même niveau de compréhension des nouveaux concepts; L’atteinte des 17 objectifs fondamentaux de l’UAA identités et repris dans sa constitution, etc.

 » Ces objectifs pour être atteints nécessitent un engagement de tous les Architectes. Une unité d’actions des gouvernements pour créer une union, avec une idéologie commune, une mutualisation des forces et une prise de conscience continentale du potentiel que l’Afrique est le continent-solution dans les défis mondiaux », a indiqué l’architecte Donatien Kasseyet.

Convaincu du rôle important que devrait jouer l’UAA pour faire des recommandations sur le développement des infrastructures et l’espace bâti au niveau du continent africain, pour son mandat de 3 ans, ses objectifs prioritaires à atteindre sont : L’Afrique au travers ses 5 régions, doit parler d’une seule voix car il s’agit du devenir de la profession à travers le continent; Les sections membres activées et dynamisées, auront le devoir de mutualiser les informations, les ressources existantes à travers une plateforme commune qui constituera la base de données de l’UAA. Enfin, l’UAA doit rayonner positivement dans les organisations continentales et internationales tout en privilégiant les coopérations SUS/SUD et le développement de l’Afrique.

Pour rappel, l’Union des Architectes d’Afrique est une organisation créée en 1981 dont l’objectif était d’unir tous les Architectes d’Afrique, quel que soit la race, le pays ou la langue. Partie avec 15 sections-membres initialement, l’UAA regroupe actuellement 43 pays.

Partenaire privilégié de l’Union Africaine, l’UAA est membre de la 3ème Assemblée permanente de l’ECOSOCC (Conseil économique, social et culturel) qui est l’organe consultatif composé de différents groupes sociaux et professionnels des États membres de l’Union Africaine. En parallèle à l’élection de l’Architecte Donatien Kasseyet Kalume, il sied de rappeler que le Conseil National de l’Ordre National de la République Démocratique du Congo, dirigé par Fiyou NDONDOBONI, a réussi à obtenir l’Organisation du 14ème Congrès de l’UAA à Kinshasa en 2025, et cela grâce au soutien et l’appui du ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme et Habitat, Pius Muabilu Mbayu Mukala.

Quant au nouveau comité de l’UAA, indique-t-on, il se présente désormais comme suit:

Président: Donatien KASSEYET KALUME (Rép. Dém. du Congo)

Secrétaire Général : Vinesh CHINTARAM (lle MAURICE)

Trésorier: Olanrewaju OLUSOLA (Nigeria)

Vice-président région Nord: Chakib BENABDELLAH (Maroc)

Vice-président région Est: Daniel MUSANA (Uganda)

Vice-président région Centre: Eric MAURO (Gabon)

Vice-président région Quest: Justin NARCISSE SOGLO (Benin)

Vice-président région Sud: Sidney NGOMA (Zambie)

Zoom sur Donatien Kasseyet Kalume

Le Congolais Donatien KASSEYET KALUME est diplômé ARCHITECTE DESL à l’institut supérieur d’Architecture St Luc à Bruxelles et en URBANISME à Institut Supérieur d’Urbanisme et de Rénovation Urbaine en 1991 toujours à Bruxelles. Après avoir exercé pendant plusieurs années en Belgique, il décide de retourner en République Démocratique du Congo en 2005 où il crée son Cabinet d’Architectes AXCESS CONGO.

Grâce à son sens élevé de management, il parvient à hisser son cabinet au rang de l’un des plus grands cabinets d’Architecte en RDC. Il parvient de ce fait à remporter plusieurs projets majeurs dont la rénovation de l’ancien bâtiment du Grand Hôtel de Kinshasa qu’il transforme avec brio en 2009.

Travailleur acharné, Donatien Kasseyet a été président du Comité professionnel BTP de la FEC de 2008 à 2010, président de la commission infrastructure de la FEC de 2010 à 2019, et enfin administrateur de la FEC de 2019 à 2022. De 2010 à 2022, il est Administrateur à l’Autorité de régulation des Marchés Publics.

Passionné de l’Architecture et des nouvelles technologies, l’Architecte Kasseyet perfectionne ses compétences actuellement à l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI) en France en s’inscrivant en Master en Bio-mimétisme.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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