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Eliminatoires de la Coupe du Monde : retours prometteurs et absences inquiétantes dans la liste de Sébastien Desabre !
À l’approche de la trêve internationale de mars 2025, la sélection des Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) suscite à la fois espoir et préoccupations. Le sélectionneur Sébastien Desabre a convoqué une équipe qui se distingue par des retours notables, mais également par des absences qui pourraient avoir un impact significatif sur les performances de l’équipe lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.
Parmi les bonnes nouvelles, le retour de Grady Diangana, Axel Tuanzebe et Cédric Bakambu est particulièrement remarqué. Grady Diangana, avec sa finesse technique et sa capacité à créer des occasions, pourrait être un atout majeur au milieu de terrain. Axel Tuanzebe, en tant que défenseur central, apportera une solidité défensive précieuse, tandis que Cédric Bakambu, connu pour son efficacité devant le but, est attendu pour dynamiser l’attaque congolaise. Leur présence pourrait insuffler une nouvelle dynamique à l’équipe, essentielle pour les matchs à venir.
Cependant, cette sélection n’est pas exempte de préoccupations. Les absences de William Balikwisha, Nathanaël Mbuku, Peter Kioso et Gaël Kakuta soulèvent des inquiétudes quant à la profondeur de l’effectif. Balikwisha, en particulier, est reconnu pour sa rapidité et sa capacité à déstabiliser les défenses adverses. Son absence pourrait limiter les options offensives de l’équipe, tout comme celles de Mbuku et Kakuta, qui ont souvent été des moteurs dans le jeu. Ces manques pourraient nuire à la créativité et à la fluidité du jeu congolais lors des matchs décisifs.
Face à ces défis, Sébastien Desabre devra faire preuve de créativité tactique pour maximiser le potentiel de l’équipe. L’intégration de nouveaux joueurs et la réorganisation des lignes seront essentielles pour compenser les absences. Les joueurs appelés à remplacer ceux qui manquent auront la responsabilité de se montrer à la hauteur et de contribuer au succès de l’équipe. Les supporters attendent avec impatience de voir comment cette dynamique se traduira sur le terrain lors des matchs contre le Soudan du Sud et la Mauritanie.
Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET
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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
