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Élections sénatoriales/Sud Ubangi : Koffi Olomide dénonce la prise en otage des députés provinciaux et renonce à sa candidature !
Le célèbre chanteur congolais, Koffi Olomide, a annoncé son retrait de la course au Sénat, invoquant des « circonstances préoccupantes entourant le processus électoral ». Selon ses propos, des députés provinciaux auraient été illégalement retenus par un haut dignitaire de la région du Sud-Ubangi. Cette détention viserait à les contraindre à voter non pas selon leur propre conviction, mais sous la pression des leaders politiques de leurs partis.
Koffi Olomide a vivement critiqué cette ingérence flagrante dans le processus démocratique, soutenant que les députés devraient avoir le droit de voter en toute liberté, en accord avec leur conscience et les intérêts de leurs électeurs, plutôt que d’être soumis à des pressions externes. Cette situation met en évidence les défis persistants et les pratiques inquiétantes qui ternissent le paysage politique de la République démocratique du Congo.
En outre, plusieurs personnalités, dont l’ancien Premier ministre Samy Badibanga, ont également décidé de se retirer de la course à la chambre haute. Sa décision est motivée par les « failles apparentes du système électoral actuel » en République démocratique du Congo, qui semble malheureusement enclin à la corruption.
Marc-Henock Makanda/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée
Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.
À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension
Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.
Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.
Intervention du père : entre fermeté et encadrement
Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.
Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.
Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.
Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.
Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
