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Elections: la France interpelle le gouvernement congolais après les incidents contre Fayulu

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La France se dit préoccupée par les incidents qui ont eu lieu à Lubumbashi le mardi 11 décembre. C’était à la suite de la campagne électorale de Fayulu.

La France a manifesté sa désapprobation dans une déclaration du Quai d’Orsay du mercredi 12 décembre 2018.

Selon la declaration du Quai d’orsay, « des tirs à balles réelles auraient, le mardi 11 à Lubumbashi, servi à disperser des manifestants, à l’occasion d’une réunion publique de soutien à Martin Fayulu, candidat de la plateforme d’opposition Lamuka ».

Pour ce, la France appelle les autorités congolaises à faire toute la lumière sur ces incidents.

Le ministère des Affaires étrangères français indique que « Les élections générales prévues le 23 décembre prochain sont une opportunité historique, pour un premier transfert démocratique et pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo ».

Les autorités congolaises doivent mettre en place les conditions d’un scrutin crédible dans un climat apaisé, estime l’hexagone.

La France se prête à appuyer le processus électoral en cours si les autorités congolaises le demandent.

Ainsi, elle reste en étroite concertation avec ses partenaires africains, européens et internationaux pour suivre le processus en cours.

Rappelons que le gouvernement congolais a décidé de financer seul les élections du 23 décembre prochain.

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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