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Élections en RDC: La première semaine de campagne électorale 2023 entre« Mensonges, promesses et défis »

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La République démocratique du Congo (RDC) a entamé une nouvelle phase de son histoire avec les élections générales de 2023. Cependant, la première semaine de la campagne électorale a été marquée par des tactiques de communication douteuses et des promesses extravagantes de la part des candidats. En nous plongeant dans les coulisses des équipes de communication, où les mensonges éhontés ont pris le devant de la scène, alimentant une atmosphère d’absurdité dans la nation congolaise, nous avons trouvé la route par laquelle la raison avait déserté les cerveaux des stratèges de deux camps en compétition.

Le pouvoir en quête d’un bilan

Le camp du président sortant a été confronté à un défi de taille : présenter un bilan tangible de réalisations. Faute de pouvoir mettre en avant des accomplissements concrets, les stratèges ont opté pour une approche différente. Ils ont choisi de créer des histoires fictives, des réalisations qui n’ont jamais existé nulle part et des chiffres inventés. Les images notoirement connues sur Internet sont présentées comme authentiques, sans honte ni remords. Cette stratégie vise à détourner l’attention des électeurs des questions de fond et à susciter l’adhésion par le biais de tromperies. C’est tout simplement scandaleux !

L’opposition face à des défis majeurs

De l’autre côté de l’échiquier politique, l’opposition, elle, est confrontée à la tâche ardue de convaincre les électeurs qu’elle représente une alternative crédible. Sa campagne doit répondre à trois axes majeurs : ramener la paix, proposer un projet de société concret et mettre en place une nouvelle architecture politique pour réformer le pays. Malheureusement, au lieu de se concentrer sur ces enjeux cruciaux, certains opposants se sont illustrés par des revirements d’alliances et des accusations de corruption. Ces comportements ont sapé leur crédibilité et ont suscité des doutes quant à leur capacité à apporter un réel changement. La mauvaise foi a fait le reste. Certains nient les évidences juste pour diaboliser l’adversaire.

Vers un débat de qualité

La RDC, en raison de son importance géopolitique et de ses défis internes, mérite un débat électoral de qualité, basé sur une confrontation de visions et de projets de société. Malheureusement, la campagne actuelle est loin de répondre à cette exigence. Le CSAC dirigé depuis peu par Monsieur Christian Bosembe démontre ses limites dans l’organisation d’un débat public de qualité au niveau présidentiel. Ce qui a le don de ruisseler la médiocrité au niveau de la députation nationale et provinciale. Les électeurs sont confrontés à des promesses irréalistes et à des déclarations sensationnalistes qui ne tiennent pas compte des réalités complexes auxquelles le pays est confronté. Il n’existe aucun gendarme pour protéger le peuple du talent inné de prestidigitateur c’est-à-dire des personnes qui, par leur adresse, des manipulations, des trucages, produit des illusions magiques en faisant disparaître, apparaître, changer de place ou d’aspect des objets et des réalités.

La première semaine de campagne électorale en RDC a été marquée par l’absurdité, les mensonges éhontés et les promesses irréalistes. Tant du côté du pouvoir que de l’opposition, les stratèges de communication ont privilégié la tromperie plutôt que la transparence et l’honnêteté envers les électeurs. En tant que nation importante, la RDC mérite un débat électoral de qualité, axé sur les véritables enjeux et les solutions concrètes. Espérons que les semaines à venir permettront une réorientation vers un dialogue politique plus mature, démocratique et responsable.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain

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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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