Actualité
Élections en RDC : Doutes et incertitudes marquent le lancement des opérations de vote
Les opérations de vote pour les élections en cours ont débuté, ce mercredi 20 décembre 2023, sur toute l’étendue du territoire national.
Les rapports de nos reporters sur le terrain font état de confusion concernant la situation des macarons pour témoins, du nombre de bureaux de vote équipés et ouverts, etc.
La confusion entourant les macarons pour témoin
L’un des problèmes majeurs qui émerge lors du lancement des opérations de vote est la confusion entourant les macarons pour témoin. Ces macarons, qui sont essentiels pour garantir la transparence et l’intégrité du processus électoral, sont mal répartis et leur disponibilité est incertaine. Cette situation sème le doute sur l’équité des élections, car de nombreux bureaux de vote fonctionnent sans la présence adéquate de témoins indépendants.
Le désordre des bureaux de vote
Un autre aspect troublant de ce processus électoral est le désordre observé dans le déploiement des bureaux de vote. Le nombre de bureaux équipés et ouverts varie considérablement d’une région à l’autre, d’une circonscription à l’autre. Ce qui crée une inégalité flagrante dans l’accès des citoyens au vote. Certains endroits sont confrontés à une pénurie de bureaux de vote quand d’autres bureaux de votes ne sont tout simplement pas supprimés car introuvables, obligeant les électeurs à faire des kilomètres pour exercer leur droit démocratique. À Kamboté par exemple, un quartier de la commune de Kananga, tous les bureaux sont fermés. A Tshikapa, précisément au rond-point 3Z, des matériels de vote du Centre sont encore à l’arrêt de bus à 9h10′( Heure locale). Ce manque de cohérence dans l’organisation des bureaux de vote pourrait alimenter les soupçons de partialité et de manipulation des résultats.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain
Actualité
Butembo : Me Sekera Kasereka relance le combat pour la salubrité et la dignité des balayeurs
Face à la problématique grandissante de l’insalubrité dans la ville de Butembo et aux conditions jugées précaires des balayeurs urbains, Me Sekera Kasereka Kivasuvwamo a lancé, ce dimanche 24 mai 2026, une pétition collective en faveur des agents de l’assainissement. L’initiative a été dévoilée lors d’une conférence-débat organisée au Centre d’accueil Joli Rêve, en présence de plusieurs intellectuels ainsi que des balayeurs de la ville.

Au cours de cette rencontre, le coordonnateur de la Dynamique Sekera a dressé un tableau alarmant de la gestion des immondices à Butembo, qu’il considère comme une menace sérieuse pour la santé publique, particulièrement dans un contexte marqué par la résurgence d’Ebola. Il a également plaidé pour une prise en charge responsable des membres de la brigade d’assainissement urbain, souvent contraints de travailler sans équipements adéquats.
Avocat au barreau du Nord-Kivu, Me Sekera affirme avoir déjà multiplié les démarches auprès des autorités urbaines, notamment à travers des correspondances, des mémorandums et deux précédentes pétitions restées sans suite. Selon lui, les balayeurs n’ont jamais obtenu l’audience sollicitée auprès du maire de ville afin d’exposer directement leurs revendications. « Aujourd’hui, une nouvelle pétition collective vient d’être signée par les balayeurs ainsi que par plusieurs habitants de Butembo », a-t-il expliqué, dénonçant l’absence de réponse aux recommandations formulées depuis plusieurs mois.
Dans cette nouvelle pétition, dont une copie est réservée au gouverneur du Nord-Kivu, plusieurs recommandations urgentes sont formulées. Les signataires réclament notamment la dotation immédiate des balayeurs en matériels de travail tels que gants, salopettes, cache-nez, bottes et brouettes. Ils demandent également que l’intégralité des recettes issues de la taxe “ville propre” soit affectée exclusivement au service d’assainissement, avec une répartition de 50 % pour la rémunération des balayeurs et 50 % pour l’achat des équipements et autres besoins du service.
Les pétitionnaires exigent par ailleurs la suppression des cautions imposées aux balayeurs, l’augmentation progressive de leur prime mensuelle au-delà de 20 dollars américains pour tendre vers le SMIG fixé par le gouvernement congolais, ainsi que le paiement régulier de cette rémunération. Ils souhaitent aussi voir la mairie doter la ville de dispositifs-poubelles, d’engins roulants suffisants pour l’évacuation des déchets et de dépotoirs officiels afin d’éviter les déversements anarchiques d’immondices.
Malgré l’échec des précédentes démarches, Me Sekera Kasereka Kivasuvwamo assure qu’il ne compte pas abandonner ce combat. Il promet de faire parvenir cette pétition aux autorités provinciales et nationales afin d’obtenir des solutions durables au problème de salubrité qui gangrène Butembo. Il a enfin appelé la population à s’approprier cette lutte citoyenne qu’il considère comme une question d’intérêt général.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
