Actualité
Elections des gouverneurs en RDC : 2 provinces sous état de siège épargnées par les préparatifs de la CENI
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rendu public, via un communiqué Nº 011/CENI/2024, la date du début des réceptions et traitements des candidatures des sénateurs, gouverneurs et vice gouverneurs de province du 2 février au 16 février 2024. Les provinces sous état de siège ne sont pas concernés par l’organisation des ces élections.
» La province de l’Ituri et du Nord Kivu étant sous le régime de l’état de siège depuis le 03 mai 2021, les élections des gouverneurs et vice gouverneurs n’y seront pas organisées « , peut-on lire dans le communiqué de la CENI.

Alors que le Nord Kivu est épargné de l’organisation des élections des sénateurs, mais la province voisine sous état de siège va organiser les élections des sénateurs.
» S’agissant de la province de l’ituri où les élections des députés provinciaux ont été organisées le 20 décembre 2023, seule les élections des sénateurs y seront organisées « , ajoute-t-il dans le même communiqué.
La CENI considère que les populations du Nord-Kivu, Masisi et Rutsuru n’ont pas été identifiées et enrôlées suite à l’insécurité grandissante causée par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Rappelons que la Commission électorale nationale indépendante a déjà officialisé la date du début d’enrôlement dans les territoires Rutsuru et Masisi au Nord-Kivu, malgré qu’elles sont toujours occupées par les rebelles du M23.
Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
