Connect with us

Politique

Élections à l’Assemblée provinciale/Haut-Katanga : « Ensemble » de Moïse Katumbi crie à la violation du statut de l’opposition

Published

on

Dans une correspondance adressée au président du Bureau provisoire de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, le parti politique « Ensemble pour la République » de Moïse Katumbi fustige l’engagement de la majorité au pouvoir ( Union Sacrée) d’occuper tous les postes au perchoir de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga en violation de la loi organique Numéro 07/008 du 4 décembre 2007 portant statut de l’Opposition politique et de l’article 8 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui accordent une place de choix de l’Opposition dans les institutions. 

Se penchant sur l’élection du Bureau définitif de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, l’Opposition politique stigmatise la non prise en compte des engagements pris lors d’une réunion du mercredi 03 avril 2024 entre le coordonnateur provincial de l’ENSEMBLE pour la RÉPUBLIQUE/Haut Katanga et la délégation des députés provinciaux de l’Union Sacrée en vue de dégager un consensus dans la Constitution du Bureau définitif de l’Assemblée provinciale. Curieusement, constate ce parti, un groupe des députés provinciaux de l’Union Sacrée est parti déposer les candidatures aux différents postes sans respect des textes légaux précités.

C’est ainsi que le groupe parlementaire ENSEMBLE POUR LA RÉPUBLIQUE qui occupe la première place avec 11 députés provinciaux sollicite un poste de titulaire au sein du Bureau définitif de l’Assemblée provinciale. Il s’agit notamment de LA VICE PRÉSIDENCE,
LA QUESTURE et le RAPPORTEUR, peut-on lire dans la correspondance portant la signature du député provincial KHILLER MUBAMBE WA LUMBULWA, président du Groupe parlementaire ENSEMBLE POUR LA RÉPUBLIQUE.

Notons que la configuration à l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga se présente de la manière suivante :

– Ensemble pour la République 11 députés provinciaux ;

– UDPS/Tshisekedi : 9 députés provinciaux;

– ARDeV -A et AATDC : 8 députés provinciaux à chacun ;

– AB : 4 députés provinciaux ;

L’élection proprement dite du Bureau définitif vient d’être reportée au 12 avril 2024.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

Published

on

En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading