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Élections à la FEBACO : le comité Mwawatadi rejete la décision du SG Okito !
Depuis la dernière assemblée générale extraordinaire et élective à la Fédération du basket-ball du Congo (FEBACO), une confusion sans pareil règne au sein de cette structure.
Dans une correspondance du 06 novembre 2018 adressée à la FEBACO, le secrétaire général aux Sports, Barthélémy Okito, a ordonné à cette fédération de réorganiser les élections puisque « les dernières ont été émaillées de beaucoup d’ irrégularités ».
Réagissant à cette injonction, le comité que dirige Boni Mwawatadi contesté, ce jeudi 08 octobre 2018 au cours d’une conférence de presse tenue dans un local du stade des Martyrs, la décision du secrétaire général aux Sports estimant que ces élections sont bel et bien valides. Il promet ainsi d’engager des démarches explicatives à l’endroit du patron de l’administration sportive nationale.
« Dans toutes les lettres qui nous sont parvenus, on parle de la majorité absolue, mais dans le règlement intérieur et statut, nulle part on évoque la majorité absolue. C’est regrettable qu’on puisse induire un secrétaire général en erreur. L’article 23 du statut dit ceci « les décisions sont prises à la majorité de voix et exprimer par les membres présents ayant pouvoir délibératif ». D’où vient l’absolu ? », s’interroge le secrétaire général du comité exécutif de la FEBACO, André Komichelo.
Et d’ajouter: « l’article 22 du règlement intérieurs dit « sauf disposition spéciale, les décisions de l’assemblée générale sont prise à la majorité simple de voix… ».
Par rapport à la lettre du secrétaire général aux Sports demandant de réorganiser les élections, le camps Mwawatadi dit « NON ».
« Une décision de l’assemblée ne peut être annulée que par une autre. Et notre démarche, c’est de faire comprendre à l’administration qu’ il n’y a jamais eu ces irrégularités », a insisté André Komichelo.
Abordé par CONGOPROFOND.NET, juste après la conférence de presse de comité de la FEBACO, le secrétaire général aux Sports, Barthélémy Okito, reste catégorique et maintient sa décision. Il promet, par ailleurs, de prendre des mesures en cas de résistance.

« Je ne veux pas m’ingérer dans la gestion des ASBL. Quand vous n’avez pas la moitié plus un de voix, le poste reste vacant. On ne peut pas élire un président avec une irrégularité dans les suffrages. Ils doivent réorganiser l’assemblée pour ce deux postes. Ils peuvent aussi faire des milliers de conférences de presse, c’est de leur droit. Le président et le 4e vice-président sont en dessous des suffrages exprimés. Ils doivent reprendre l’assemblée. » a martelé le SG Okito.
Quid des irrégularités ?
Selon, le secrétaire général aux Sports, il y avait trois irrégularités « très graves ». « Il y a eu deux mode de vote pour un même scrutin, ce qui n’est pas normal. Les candidats n’ont pas eu le temps de faire la campagne puisque les autres électeurs n’étaient pas connus et enfin, on doit atteindre le suffrage exprimé par les normes, C’est-à-dire la moitié plus un des votants », a-t-il expliqué. Et de menacer : « Ils doivent absolument convoquer une assemblée générale élective. S’ils ne le font pas, nous allons retirer la délégation du pouvoir. Comme c’est une ASBL, nous allons rompre la relation avec la fédération… ».
Enfin, il conclut : « Nous, administration des sports, nous allons saisir la FIBA pour dire qu’il y a eu des irrégularités ».
Il sied de rappeler que, lors de cette assemblée organisée le 26 octobre dernier au siège du comité olympique congolais, le candidat Bony Mwawatadi a été proclamé président après avoir obtenu 20 voix sur 42 votants, alors que son challenger direct, Fofo Konzi, en avait réalisé 19. Toutefois, ces élections n’étaient pas arrivées à leur terme suite aux troubles engagés par des inconnus.
Jolga Luvundisakio/CONCOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
