Connect with us

Actualité

Élections 2023: Muyambo tourne le dos à Tshisekedi et annonce sa candidature à la présidentielle

Published

on

 

 

À l’approche des élections générales en République Démocratique du Congo, la liste des candidats à la présidentielle s’allonge petit à petit.

Après Moïse Katumbi, Félix Antoine Tshisekedi vient de perdre encore un allié de l’espace Grand Katanga. Il s’agit de Jean Claude Muyambo Kyassa, le patron de « Solidarité Congolaise pour la démocratie et le développement » (SCODE). Ce dernier vient de quitter l’Union Sacrée pour Nation et annonce sa candidature à l’élection présidentielle du 20 décembre 2023.

Pour l’ancien bâtonnier de Lubumbashi, le pouvoir actuel est caractérisé par le tribalisme, le clientélisme, le détournement des deniers publics, la chasse aux sorcières, etc.  » Tout ceci ne favorise pas l’unité nationale en République Démocratique du Congo », déclare-t-il.

S’agissant de l’alliance avec d’autres candidats à la présidentielle, Jean-Claude Muyambo se déclare favorable d’en faire avec d’autres candidats, à l’instar de Moïse Katumbi pour vivre une nouvelle alternance au sommet de l’État en 2023.

 » Nous allons diriger cette République en 2023 avec Moïse Katumbi également candidat investi par Ensemble pour la République. Nous aurons un échange pour une candidature commune de l’opposition », souligne-t-il.

 

JOSEPH MALABA/Congoprofond.Net

Actualité

Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

Published

on

L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading