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Élection des gouverneurs: la pillule « Nyamugabo » ne passe pas à Bukavu

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A quelques heures de la fin de depôt des candidatures des gouverneurs et vice-gouverneurs, la province du Sud-Kivu est en ébullition sur une éventuelle présence de l’actuel locataire de Nyamoma, Me Claude Nyamugabo, sur la liste des prétendants.

Mouvements citoyens, partis politiques de l’Opposition, voire du FCC, et des associations de la Société civile, se sont tous mis débout comme un seul homme pour contrer la reconduction de Claude Nyamugabo comme gouverneur du Sud-Kivu.

« Si Claude NYAMUGABO pourrait suivre mes conseils, je lui demanderai de renoncer à sa candidature au gouvernorat. Il est encore jeune, il a déjà été ministre national, gouverneur, etc. Mais jamais député. C’est sa première expérience. Il devrait aller à l’Assemblée nationale pour acquérir une autre expérience de légiférer et faire le suivi de l’action du gouvernement.
En une année et demi, nous connaissons déjà sa touche de gouvernance. Sommes nous satisfaits ?
Selon nos informations, il risque d’être humilié s’il n ‘est pas élu gouverneur dans la province qu’il a dirigé », a lâché Patient BASHOMBE, président du bureau de coordination de la Société civile au Sud-Kivu.

Sur fond de la campagne
« Le Sud-Kivu mérite mieux », le mouvement citoyen LUCHA a dressé, pour sa part, un bilan mitigé de la gestion de Claude Nyamugabo et demande simplement son départ.

 » Il y a plus d’une année, Nyamugabo est à la tête de cette province. Parmi les médiocres à balayer, il y en a des médiocres types qu’il faut à tout prix renvoyer sans débat. Avec un bilan très mitigé sur tous les plans: sécuritaire, social, économique et politique, quelqu’un veut être reconduit.
Nous disons NON« , a indiqué Judith Marot avant d’interpeller les électeurs, les députés provinciaux.

Au sein de sa propre famille politique, l’histoire retiendra que Luc Zihalirwa avait initié une pétition pour son maintien à ce poste et l’a retiré quelques jours après sur pression de ses camarades pour initier une contre-pétition.

Il convient de rappeler qu’il y a moins de deux ans, cette province à cheval entre le Rwanda et le Burundi a connu les pires atrocités de son histoire avec plus de 340 personnes tuées, 881 maisons attaquées et une centaine de cas d’enlèvement.

D.B./CONGOPROFOND.NET

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UNIKIN : Des machines vieilles de plus de 50 ans, l’IG-ESURSI lutte pour sauver les infrastructures universitaires

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À l’Université de Kinshasa, certaines machines utilisées dans les ateliers techniques datent de plus d’un demi-siècle. Entre équipements usés, garages vieillissants et infrastructures nécessitant une réhabilitation urgente, l’Intendance Générale de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (IG-ESURSI) tente malgré tout de maintenir ses services grâce à l’expérience de son personnel technique.

Dans ces installations marquées par le poids des années, les agents continuent d’assurer des missions essentielles au fonctionnement des universités et instituts supérieurs publics de la République démocratique du Congo. Mais derrière cette résistance se cache une réalité préoccupante : le manque d’investissements freine considérablement les capacités d’intervention de cette structure stratégique.

C’est dans ce contexte que le Directeur Général Adjoint du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Blaise Mastaky Birindwa, a effectué une visite d’inspection sur le site de l’IG-ESURSI à l’Université de Kinshasa.

Une structure clé pour les universités publiques

Au cours de cette mission, la délégation du FPI a parcouru plusieurs installations techniques, notamment les ateliers mécaniques, les garages, les espaces de maintenance ainsi que différents équipements appelés à être modernisés.

Selon les responsables de l’IG-ESURSI, cette structure joue un rôle central dans l’appui technique aux établissements publics d’enseignement supérieur. Elle intervient notamment dans l’approvisionnement, le stockage, la maintenance, la réhabilitation des infrastructures universitaires ainsi que dans la gestion logistique des équipements.

Malgré les difficultés, les techniciens mettent en avant leur expertise accumulée au fil des décennies. Un savoir-faire qui permet encore aujourd’hui de maintenir opérationnelles plusieurs unités techniques.

La vétusté des équipements inquiète

Cependant, les responsables de l’IG-ESURSI reconnaissent que l’état actuel des équipements limite fortement la qualité des services rendus aux universités publiques.

Machines dépassées, matériels insuffisants, infrastructures dégradées : autant de contraintes qui compliquent la prise en charge des besoins croissants du secteur universitaire congolais.

Face à cette situation, les attentes se tournent désormais vers le projet de relance soumis au Fonds de Promotion de l’Industrie, considéré comme une opportunité majeure pour redonner souffle à cette structure publique stratégique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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