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Religion

Eid Al-Fitr à Butembo : Les fidèles musulmans la célébrent dans la sobriété à cause de la guerre au Moyen-Orient et à l’Est

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Après 30 jours de jeûne du mois de Ramadan, les musulmans du monde ont célébré leur fête d’Eid Al-Fitr vendredi 20 mars 2026.AButembo, au Nord-Kivu, ils se sont rassemblés à l’esplanade de la mosquée de Kalemire où une une grande prière couplée à la prédication eu lieu et cela d’une façon sobre à cause de la guerre au Moyen-Orient et à l’est du pays, selon le représentant de la communauté islamique de Butembo-Lubero, cheikh Muhindo Luhavo Arafat Agayo.

« Le message d’aujourd’hui est de communier avec les orphelins, les veuves et tous les misérables.Tel que que vous le savez, aujourd’hui, serait le jour de fête, malheureusement nous ne savons pas comment fêter à cause de la situation que traverse le monde le monde avec la guerre au monde musulman imposée par les impérialistes qui combattant l’Islam.A l’heure où je vous parle, il y a les bombes qui tombent en Iran, à l’heure où je vous parle, il y a des gens qui périssent dans notre région islamique de Butembo-Lubero.Une situation qui nous endeuillé.Il y a des chrétiens, des musulmans qui président sous prétexte qu’ils n’ont pas adhéré à une idéologie donnée.Donc, les actes ignobles commis par les terroristes ADF/MTN.Si cela cessait, nous pourrions fêter mais malheureusement, la paix n’est pas encore avec nous« , a-t-il déclaré.

C’est aussi une occasion comme tous le font tous les jours les fidèles de prier pour le rétablissement de la paix dans la région et partout au Monde, a ajouté Cheikh Luhavo Arafat Agayo avant de préciser que l’Islam prêche la paix et ceux qui se réclament musulmanes se trouvant dans les rangs des terroristes Forces démocratiques alliées (ADF), sont des faux.

« L’Islam est une religion de paix, l’Islam prône la paix, l’Islam est venue protégée le sang, il est venu protégé l’honneur, il est venu protégé la richesse.Nous prêchons le vivre-ensemble, ceux qui tient les autres, ce n’est pas la pratique de l’Islam ça« , a-t-il dit savoir.

Cette grande prière et prédication a connu la participation massive des centaines des musulmans venus de 4 coins de la ville de Butembo et l’on pouvait remarquer l’esprit de convivialité entre eux.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Nkamba, ville sainte : Dr Lohanga Konga Jospin monte au créneau et recadre le débat

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La polémique autour du statut de Nkamba comme ville sainte continue d’alimenter les débats en République démocratique du Congo. À l’origine de cette controverse, une déclaration d’un prélat catholique congolais, récemment nommé au sein du gouvernement romain, remettant en question cette reconnaissance spirituelle.

Une sortie médiatique qui n’a pas laissé indifférents les milieux religieux, notamment ceux du kimbanguisme. Dans un échange accordé à la rédaction de Congoprofond.net, ce jeudi 16 avril, l’ambassadeur itinérant Dr Lohanga Konga Jospin, auprès du représentant légal de l’Église kimbanguiste, Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, est monté au créneau pour apporter des éclaircissements qu’il qualifie de « nécessaires et urgents ».

Une controverse née d’une déclaration ecclésiastique

Tout part d’une prise de position publique d’un archevêque catholique congolais, ancien président de la CENCO, qui conteste le caractère sacré de Nkamba, berceau du kimbanguisme fondé par Simon Kimbangu.

Cette déclaration, rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux et dans les débats populaires, a suscité incompréhension et réactions, notamment au sein des fidèles kimbanguistes.

Saisissant « la balle au bond », selon ses propres termes, Dr Lohanga Konga Jospin a livré une réponse méthodique, s’appuyant à la fois sur les fondements doctrinaux du kimbanguisme, l’histoire spirituelle de Nkamba et la reconnaissance progressive de cette ville comme centre religieux majeur.

Avec une rhétorique maîtrisée, il rappelle que Nkamba n’est pas une construction symbolique récente, mais une réalité spirituelle enracinée dans la mission prophétique de Simon Kimbangu.

« La sainteté de Nkamba ne procède pas d’une validation humaine, mais d’une manifestation divine vécue et reconnue par des générations de croyants », soutient-il en substance.

Nkamba : un centre spirituel vivant

L’ambassadeur itinérant insiste sur le fait que Nkamba représente un lieu de pèlerinage international, un espace de communion spirituelle et un point de convergence de la foi africaine.

Selon lui, contester Nkamba revient non seulement à ignorer une réalité religieuse vécue, mais aussi à minimiser l’apport du kimbanguisme dans l’émancipation spirituelle et identitaire africaine.

Dans son intervention, Dr Lohanga Konga Jospin dénonce également ce qu’il considère comme une lecture partielle des faits religieux et une confusion entre reconnaissance institutionnelle et réalité spirituelle.

Il appelle ainsi à une approche plus rigoureuse et respectueuse des différentes confessions religieuses présentes en RDC.

Une défense du pluralisme religieux

Au-delà de la polémique, cette prise de parole s’inscrit dans une logique plus large : celle de la défense du pluralisme religieux et du respect mutuel entre Églises.

Pour Dr Lohanga Konga Jospin, il est essentiel que chaque confession soit reconnue dans sa spécificité et que les débats théologiques ne deviennent pas des instruments de division.

En intervenant avec précision et fermeté, l’ambassadeur itinérant s’impose comme une voix structurée dans ce débat sensible. Sa démarche vise à réaffirmer une conviction profonde : Nkamba, pour les fidèles kimbanguistes, est et demeure une ville sainte par essence, indépendamment des controverses.

Dans un contexte où foi, identité et reconnaissance institutionnelle s’entremêlent, cette polémique révèle surtout l’importance d’un dialogue interreligieux apaisé et fondé sur la connaissance mutuelle.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET

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