Connect with us

Religion

Eglise « Jésus-Christ, la pierre angulaire » : 4 jours de prière pour « délivrer les captifs » à Butembo

Published

on

La nouvelle église « Jésus-Christ, la pierre angulaire » a lancé, ce mercredi 28 mai à Butembo (Nord-Kivu), une campagne de prière de quatre jours, sous le thème : « La délivrance – Jésus-Christ délivre les captifs ». Cette initiative spirituelle vise à sensibiliser les fidèles sur l’importance de la prière et de la parole de Dieu, selon le pasteur Enock Kalindula Kitete, responsable de la communauté.

« Le Seigneur nous a mis à cœur d’enseigner le peuple de Dieu, de lui montrer la puissance de la prière et de la parole. Aujourd’hui, pour ce premier jour, Dieu s’est manifesté et nous nous réjouissons en lui », a déclaré le pasteur, citant le passage de l’évangile de Luc 4, 18-19 comme source d’inspiration : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres… pour proclamer aux captifs la délivrance. »

À l’issue de cette première journée de prière et d’enseignement intense, le pasteur a lancé un appel à toutes les personnes, croyantes ou non, à rejoindre les prochaines séances : « Même si vous avez manqué le début, venez les trois jours restants. Quiconque a un problème peut trouver sa délivrance en Christ. »

Pour illustrer son message, il a évoqué un passage de Jean 1:45, où Philippe invite Nathanaël à rencontrer Jésus : « Viens et tu verras. » Une invitation à l’expérience personnelle de la foi et de la délivrance.

La campagne s’achèvera le samedi 31 mai 2025 avec l’inauguration officielle de l’église au quartier Vihya, commune Bulengera, juste en face du bureau de la REGIDESO. À partir de cette date, la communauté entend former les fidèles à la prière et à l’annonce de l’Évangile, dans la perspective de « répandre l’œuvre de Dieu à Butembo et au-delà », selon le pasteur Kalindula Kitete.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Nkamba, ville sainte : Dr Lohanga Konga Jospin monte au créneau et recadre le débat

Published

on

La polémique autour du statut de Nkamba comme ville sainte continue d’alimenter les débats en République démocratique du Congo. À l’origine de cette controverse, une déclaration d’un prélat catholique congolais, récemment nommé au sein du gouvernement romain, remettant en question cette reconnaissance spirituelle.

Une sortie médiatique qui n’a pas laissé indifférents les milieux religieux, notamment ceux du kimbanguisme. Dans un échange accordé à la rédaction de Congoprofond.net, ce jeudi 16 avril, l’ambassadeur itinérant Dr Lohanga Konga Jospin, auprès du représentant légal de l’Église kimbanguiste, Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, est monté au créneau pour apporter des éclaircissements qu’il qualifie de « nécessaires et urgents ».

Une controverse née d’une déclaration ecclésiastique

Tout part d’une prise de position publique d’un archevêque catholique congolais, ancien président de la CENCO, qui conteste le caractère sacré de Nkamba, berceau du kimbanguisme fondé par Simon Kimbangu.

Cette déclaration, rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux et dans les débats populaires, a suscité incompréhension et réactions, notamment au sein des fidèles kimbanguistes.

Saisissant « la balle au bond », selon ses propres termes, Dr Lohanga Konga Jospin a livré une réponse méthodique, s’appuyant à la fois sur les fondements doctrinaux du kimbanguisme, l’histoire spirituelle de Nkamba et la reconnaissance progressive de cette ville comme centre religieux majeur.

Avec une rhétorique maîtrisée, il rappelle que Nkamba n’est pas une construction symbolique récente, mais une réalité spirituelle enracinée dans la mission prophétique de Simon Kimbangu.

« La sainteté de Nkamba ne procède pas d’une validation humaine, mais d’une manifestation divine vécue et reconnue par des générations de croyants », soutient-il en substance.

Nkamba : un centre spirituel vivant

L’ambassadeur itinérant insiste sur le fait que Nkamba représente un lieu de pèlerinage international, un espace de communion spirituelle et un point de convergence de la foi africaine.

Selon lui, contester Nkamba revient non seulement à ignorer une réalité religieuse vécue, mais aussi à minimiser l’apport du kimbanguisme dans l’émancipation spirituelle et identitaire africaine.

Dans son intervention, Dr Lohanga Konga Jospin dénonce également ce qu’il considère comme une lecture partielle des faits religieux et une confusion entre reconnaissance institutionnelle et réalité spirituelle.

Il appelle ainsi à une approche plus rigoureuse et respectueuse des différentes confessions religieuses présentes en RDC.

Une défense du pluralisme religieux

Au-delà de la polémique, cette prise de parole s’inscrit dans une logique plus large : celle de la défense du pluralisme religieux et du respect mutuel entre Églises.

Pour Dr Lohanga Konga Jospin, il est essentiel que chaque confession soit reconnue dans sa spécificité et que les débats théologiques ne deviennent pas des instruments de division.

En intervenant avec précision et fermeté, l’ambassadeur itinérant s’impose comme une voix structurée dans ce débat sensible. Sa démarche vise à réaffirmer une conviction profonde : Nkamba, pour les fidèles kimbanguistes, est et demeure une ville sainte par essence, indépendamment des controverses.

Dans un contexte où foi, identité et reconnaissance institutionnelle s’entremêlent, cette polémique révèle surtout l’importance d’un dialogue interreligieux apaisé et fondé sur la connaissance mutuelle.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading